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«Je mérite ma place au tableau principal à Toronto»

Une transition prometteuse pour Leylah Annie Fernandez chez les professionnelles

La Québécoise Leylah Annie Fernandez s’est présentée lundi à Granby au lendemain de son premier titre acquis dans les rangs professionnels.
Photo courtoisie, Sarah-Jäde Champagne La Québécoise Leylah Annie Fernandez s’est présentée lundi à Granby au lendemain de son premier titre acquis dans les rangs professionnels.

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GRANBY | Forte de son titre acquis au tournoi Challenger de Gatineau dimanche, Leylah Annie Fernandez se présente cette semaine à Granby dans l’espoir évidemment d’y séjourner le plus longtemps possible.

La jeune québécoise de 16 ans a vaincu sa compatriote Carson Branstine en trois manches de 3-6, 6-1 et 6-2 dans cet affrontement historique qui marquait en simple la présence de deux Canadiennes pour la première fois en finale de cette compétition.

« C’est certain que j’aborde le tournoi de Granby avec confiance, a-t-elle raconté lundi en entrevue au Journal de Montréal. Mais il ne faut rien tenir pour acquis. Gatineau est derrière moi, je dois recommencer à zéro en espérant évidemment me rendre aussi loin. »

« J’ai appris, a-t-elle poursuivi, à vivre un match à la fois et à donner mon maximum sur le terrain. Mais chaque rencontre est différente. »

Après son passage en Estrie, Fernandez retournera pendant quelques jours à Boynton Beach, en Floride, où elle s’entraîne, pour y retrouver sa mère et sa jeune sœur.

« Je sens le besoin de les revoir, a-t-elle dit. Je vais profiter d’une journée de repos avant de reprendre le boulot sur les courts. »

En prévision de l’important rendez-vous de la Coupe Rogers à Toronto, du 3 au 11 août.

Les chances sont bonnes

Classée au 372e rang mondial à la WTA, Fernandez devra bénéficier d’un des trois laissez-passer pour accéder au tableau principal dans la Ville Reine.

« Honnêtement, je mérite ma place au tableau principal à Toronto. Je suis toutefois consciente qu’il y a beaucoup de jeunes joueuses canadiennes qui améliorent leur position au classement. Je souhaite éviter l’étape des qualifications. »

La décision finale revient à un groupe de trois personnes chez Tennis Canada, dont fait partie le vice-président du développement de l’élite, Louis Borfiga.

« Je pense qu’elle a de très bonnes chances d’y accéder », a affirmé Borfiga, présent à Granby.

Chez les Canadiennes, Bianca Andreescu (24e), Eugenie Bouchard (114e), Rebecca Marino (162e), Katherine Sebov (207e), Françoise Abanda (260e) et Gabriela Dabrowski (362e) la devancent au tableau en simple.

Démarche fructueuse

Après avoir conquis le titre junior des Internationaux de France à Roland-Garros en juin, Fernandez a choisi de faire l’impasse sur le tournoi de Wimbledon pour rentrer à la maison et passer chez les professionnelles.

La transition est prometteuse. Sa victoire à Gatineau l’a clairement prouvé dans cette compétition offrant une bourse totale de 25 000 $.

« Moi, j’ai commencé à parler à mon père [Jorge Fernandez] de quitter les rangs juniors dès la fin de 2018, a-t-elle avoué. Puis, d’un commun accord, on a finalement décidé d’y rester jusqu’en juin de cette année.

« Disons que ça s’est terminé de la plus belle des façons, avec notre victoire en France. Maintenant, on passe à un tout autre niveau. »


► Pour la deuxième journée d’affilée, Vasek Pospisil s’est entraîné avec vigueur lundi. Le Canadien, jadis classé 25e à l’ATP (en 2014), revient à Granby où, il y a sept ans, il avait remporté les grands honneurs autant en simple qu’en double (avec Philip Bester).

► Les principales têtes d’affiche ne vont disputer leur premier match que mercredi au complexe de Tennis Saint-Luc. Outre Pospisil et Fernandez, on devrait aussi y retrouver la Québécoise Françoise Abanda qui, selon le comité organisateur, devrait être de la partie malgré une blessure qui l’a contrainte à l’abandon pendant son match de demi-finale à Gatineau.