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Le génie québécois au service de la surveillance vidéo

Les caméras de Vosker sont en forte demande dans plusieurs régions du monde

Vosker
Photo Caroline Lepage Danny Angers, vice-président chez Vosker, présente ses nouvelles caméras de surveillance cellulaire V-100 et V-200. Leur coût varie entre 350 et 600 dollars. L’entreprise des Bois-Francs a connu une croissance fulgurante depuis sa création, l’an dernier.

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VICTORIAVILLE | La toute nouvelle entreprise Vosker, établie au Centre-du-Québec, s’impose déjà chez les géants mondiaux de la sécurité et du détail avec ses caméras de surveillance qui reconnaissent les humains et les véhicules, sans réseau Wi-Fi.

Vosker vendait sa première caméra de surveillance cellulaire en janvier dernier. Trois mois plus tard, la petite entreprise de Victoriaville, au Centre-du-Québec, remportait le prix de meilleur nouveau produit, dans la catégorie surveillance vidéo solution mobile, à la plus grande exposition de sécurité au monde, l’International Security Conference & Exposition, aussi appelé ISC West, à Las Vegas.

Cette visibilité inespérée a fait exploser la demande pour ses caméras V-100 et V-200 à l’international.

Comme elles fonctionnent grâce à un abonnement cellulaire, elles peuvent être utilisées où le réseau Wi-Fi n’est pas accessible.

Révélation

C’est le cas de nombreux pays en Amérique latine, en Afrique ou au Moyen-Orient, qui voient cette caméra comme une révélation.

« On a actuellement entre les mains des contrats à signer avec les deux plus gros distributeurs de la sécurité au monde qui nous permettraient de vendre nos caméras dans 35 pays d’un coup», informe le v-p Danny Angers.

Depuis juin, elles seront accessibles en ligne sur les sites de gros joueurs américains, soit www.homedepot.com, www.walmart.com et www.tractorsupply.com.

Défi technique

Plus près d’ici, les chantiers de construction, les terres agricoles, les espaces de stationnement et les parcs nationaux manifestent entre autres de l’intérêt envers ces caméras.

« Elles couvrent un besoin auquel personne ne répondait », explique M. Angers.

Comme elles sont solaires, les caméras s’autosuffisent en énergie. Une intelligence spécialement développée pour reconnaître les humains et les véhicules leur permet de prendre des photos dès qu’elles détectent leur présence.

« C’était tout un défi technique », spécifie le v-p de 28 ans.

Les photos sont ensuite envoyées vers le cellulaire, par une application mobile.

Selon M. Angers, ces caméras sont aussi en forte demande auprès des acériculteurs, car elles peuvent photographier régulièrement leur bassin d’alimentation pour voir si l’eau d’érable a monté ou non.

« Ça automatise une bonne partie de la production. Ils n’ont plus besoin de se rendre sur place », illustre-t-il.

Pour lui, ce vif succès revient aux employés de Vosker qui permettent de réaliser ce grand rêve.

« À la vitesse qu’on va, on va avoir besoin d’aide. Il va falloir être capable de soutenir la demande », lance le dynamique homme d’affaires.

Vosker

  • Fondateurs : 5 jeunes, Yan Gagnon, les jumeaux Jimmy et Danny Angers , Karim Sammouda et Jérôme Rancourt
  • Nombre d’employés : 12 et plusieurs postes disponibles
  • Début des activités : novembre 2018
  • Investissement à ce jour : 1 million $
  • Croissance : les ventes de caméras quadruplent chaque mois