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Le tennis préféré au... soccer

Un achat déterminant dans un magasin Canadian Tire

Leylah Annie Fernandez aborde le Challenger de Granby avec confiance.
Photo courtoisie, Sarah-Jäde Champagne Leylah Annie Fernandez aborde le Challenger de Granby avec confiance.

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GRANBY | Issue d’une famille de sportifs, Leylah Annie Fernandez espérait jouer au soccer comme son père.

Jorge Fernandez, né en Équateur, a connu un beau parcours en Amérique du Sud avant de s’expatrier au Québec alors que sa fille n’avait que quatre ans.

« Je voulais faire comme lui, a-t-elle expliqué, mais il m’a fait comprendre qu’il n’y avait pas que le soccer dans la vie, que c’était une discipline exigeante pour le corps et que les blessures étaient fréquentes.

« Et que c’était aussi moins payant [rires]... »

Un ballon plus petit

Elle a raconté que son père s’était présenté dans un magasin Canadian Tire en demandant à un commis de lui trouver un ballon ou une balle plus petits qu’un ballon de soccer. Le commis lui a montré une balle de tennis, et il est revenu à la maison avec une raquette.

« Dès que j’ai découvert ce sport, a renchéri Leylah Annie, je l’ai adopté. Mon père a fait le bon choix. Si bien que je ne voulais plus quitter ma raquette des yeux.

« Chaque fois que mon père revenait du travail en fin de journée, je lui demandais de venir jouer dans la rue avec moi devant notre résidence à Vaudreuil-Dorion. Je devais avoir environ cinq ans. »

Quelle pression ?

Que de chemins parcourus pour cette jeune athlète de 16 ans vouée à un tel bel avenir !

« Je suis heureuse d’avoir pu compter sur des parents qui m’ont incitée à faire du sport, a-t-elle reconnu. D’autant comblée que mon père a pris la bonne décision pour moi.

« Le soccer est un beau sport, mais c’est plus difficile pour une femme d’y réussir. »

Ses récentes performances sur les courts ont suscité l’attention du public et des médias. Elle comprend maintenant que ça fait partie de la réalité d’une athlète douée en pleine progression.

« Je réalise effectivement que les gens s’intéressent de plus en plus à moi, mais ça ne me dérange pas. Au contraire, c’est motivant et je ne ressens pas cette pression supplémentaire », de dire celle qui parle le français, l’anglais et l’espagnol couramment.

Henin, une inspiration

Son petit gabarit n’est pas un inconvénient, dit-elle.

« Justine Henin s’est avérée pour moi une inspiration et un modèle. Elle n’était pas tellement grande, et j’ai toujours aimé son attitude de battante. Elle a aussi été un exemple d’élégance comme l’est Roger Federer chez les hommes.

« Et une ambassadrice hors pair pour son sport. »

La Belge, retraitée depuis 2011, a connu une brillante carrière qui l’a menée au sommet de la spécialité grâce notamment à sept titres du Grand Chelem en simple.

Outre son père, Fernandez est accompagnée à Granby par son entraîneur Dave Rineberg, qui fut associé aux sœurs Serena et Venus Williams quand elles avaient une dizaine d’années.