/sports/baseball/capitales
Navigation

«Les lois non écrites font partie du baseball» - Michel Laplante

«Les lois non écrites font partie du baseball» - Michel Laplante
Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE

Coup d'oeil sur cet article

Les esprits se sont échauffés durant le match opposant les Champions d’Ottawa aux Capitales de Québec, dimanche, au Stade Canac. Au point où les bancs se sont vidés, et une mêlée générale a éclaté entre les deux équipes. C’est un geste de David Salgueiro ayant déplu aux Champions qui a mis le feu aux poudres.

Le président des Capitales de Québec, Michel Laplante, a été surpris de voir une bagarre générale entre les deux équipes, puisque les joueurs se connaissent bien et que les deux organisations se respectent.

«On est toujours surpris lorsque ça arrive. On ne voit pas ça tous les jours, et surtout, on sait qu’il n’y a aucune animosité entre les deux équipes. C’est arrivé un peu de nulle part, mais il y a des choses que tu ne peux pas faire sur un terrain. Narguer l’adversaire de façon aussi intense, ça ne se fait pas, et malheureusement, tu dois répondre de tes actes. Ce sont les lois non écrites. J’ai aimé comment les entraîneurs ont réagi dans les circonstances. Mis à part quelques cas isolés, la mêlée n’a pas été si pire», a dit le président des Caps.

L’influence de la chaleur

Pour les quelques fois où Michel Laplante a été impliqué dans ce genre d’événement, autant comme joueur que comme entraîneur, il a remarqué une tendance. Les bancs se vidaient davantage lorsqu’un match se déroulait sous une chaleur accablante.

«Je m’explique mal comment ça peut avoir un impact, mais ça arrive rarement lorsqu’il pleut ou lorsqu’il fait froid, a blagué Laplante. Lorsque j’étais joueur, ça arrivait dans le sud des États-Unis quand il faisait 100°F. Les gars sont épuisés, et quand tu te fais atteindre par une balle après une séquence de 20 matchs en 20 jours, les fils peuvent se toucher. Ça prend seulement deux joueurs pour déclencher une bagarre générale, c’est l’effet domino», a-t-il rappelé.

Différents rôles

Lorsque ce genre de mêlée se produit, le rôle de l’entraîneur et du joueur n’est pas du tout le même.

«Comme entraîneur, tu dois séparer les joueurs qui se chamaillent, et habituellement, tu ne te fais pas frapper. C’est moins dangereux. Comme joueur, si tu arrives pour séparer les autres, l’adversaire peut le voir comme un geste brusque et il peut commencer à te frapper. C’est une situation dangereuse pour les blessures. Des fois, des joueurs viennent de différentes cultures et chacun a sa propre définition des lois non écrites», a souligné M. Laplante.