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Cette toile d’une artiste lévisienne se retrouve entre les mains... de la reine d’Angleterre

L’œuvre L’Ami des chevreuils, d’inspiration autochtone, a été offerte à la reine Elizabeth II mardi dernier.
Photo courtoisie L’œuvre L’Ami des chevreuils, d’inspiration autochtone, a été offerte à la reine Elizabeth II mardi dernier.

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«Je n’aurais jamais pu imaginer un meilleur destin pour ma toile», laisse tomber l’artiste peintre lévisienne RenéeRose Pelletier-Martineau, à l’autre bout du fil. L’une de ses toiles d’inspiration autochtone, L’Ami des chevreuils, a été remise en main propre à la reine Elizabeth II mardi dernier.

La toile a été offerte par le Régiment de la Chaudière, une unité d’infanterie des Forces armées canadiennes basée à Lévis, qui avait une audience avec Sa Majesté, à Londres.

La délégation lui a apporté quatre cadeaux québécois : les produits d’érable Cumberland, un coffret de gin de la distillerie Les Subversifs, une reliure de l’imprimeur LG Chabot, et une toile de la peintre et sculpteure lévisienne RenéeRose Pelletier-Martineau.

«L’an passé, il y a des gens des Forces armées qui ont repéré mes tableaux dans un symposium, raconte-t-elle. Ils m’ont recontactée quelques mois plus tard pour me demander des suggestions de tableaux en vue de l’audience avec la reine. Et ils l’ont retenu. J’étais vraiment touchée.»

La peintre et sculpteure lévisienne RenéeRose Pelletier-Martineau.
Photo courtoisie, Marie-Ève Tousignant
La peintre et sculpteure lévisienne RenéeRose Pelletier-Martineau.

Les origines de l’artiste

Intitulée L’Ami des chevreuils, la toile fait partie d’une collection créée dans les trois dernières années, qui a été inspirée par les origines de l’artiste. Le tableau met en scène un jeune autochtone, avec un chevreuil en arrière-plan.

L’artiste, qui a déjà exposé à Vancouver, à New York, et même au Musée du Louvre, a été informée par courriel que la reine aurait démontré de l’enthousiasme lorsqu’elle a reçu la toile.

«C’était dans ma liste de souhait de faire voyager mes œuvres. Là, ce qui arrive, c’est fabuleux. C’est un beau clin d’œil de la vie», a-t-elle laissé savoir.

La délégation du Régiment de la Chaudière avait apporté des cadeaux québécois à la reine.
Photo courtoisie, Régiment de la Chaudière
La délégation du Régiment de la Chaudière avait apporté des cadeaux québécois à la reine.

Des centaines de cadeaux

En 67 ans de règne, la reine d’Angleterre a été couverte de cadeaux. D’ailleurs, 200 d’entre eux, dont certains reçus de John F. Kennedy ou Nelson Mandela, font l’objet d’une exposition intitulée «Cadeaux royaux», dans l’un des appartements ouverts au public au palais de Buckingham.

La famille royale publie, chaque début d’année, la liste des cadeaux officiels qu’elle a reçus au cours de l’année précédente. La reine en reçoit environ une centaine par année, et ils ne peuvent être ni vendus ni échangés.

La reine Elizabeth II.
Photo AFP
La reine Elizabeth II.

Collection de plus de 7000 tableaux

Ces cadeaux trouvent donc une place dans différentes résidences royales, ou bien ils intègrent la Collection royale, l’une des plus prestigieuses au monde qui comprend, entre autres, plus de 7000 tableaux.

«C’est à sa discrétion, à savoir si elle va le mettre dans la collection publique à Buckingham, ou dans sa collection privée, explique RenéeRose Pelletier-Martineau. Mais ça fait partie de la fébrilité du moment, de me demander à côté de quel tableau le mien pourrait se retrouver. Elle a quand même des toiles de peintres qu’on retrouve dans nos livres d’histoire.»