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Vers un règlement hors-cour avec un maire coupable d'agression sexuelle

Denis Lejeune - agressions sexuelles
Photo d’archives Le maire de Baie-Trinité sur la Côte-Nord, Denis Lejeune, coupable d’agression sexuelle sur une employée.

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BAIE-TRINITÉ – La municipalité de Baie-Trinité, sur la Côte-Nord, a donné le feu vert à ses avocats pour rédiger une entente à l’amiable dans une poursuite au civil de près de 24 000 $ contre l’ancien maire du village, Denis Lejeune, condamné pour agression sexuelle.

Cette entente, d'abord proposée par Denis Lejeune, permettrait de mettre fin à la poursuite contre l'ex-maire visant à récupérer des frais d’avocats déboursés par la Ville, alors qu'il avait été accusé, puis reconnu coupable d’agression sexuelle envers sa secrétaire.

«Oui, il y en a que ça va fâcher. Il y en a d’autres qui vont dire "OK, c’est beau, on tourne la page"», a réagi l'actuel maire de Baie-Trinité, Étienne Baillargeon.

Pas juste les frais d’avocats

Baie-Trinité réclame en cour civile un montant de plus de 18 000 $ qui a été versé à Denis Lejeune pour payer ses frais d’avocats. Ce versement était illégal, selon un rapport de la Commission municipale du Québec qui date de 2017.

À cela s’ajoute plus de 5000 $ versés par la ville pour un contrat de consultation en aqueduc. Au total, c’est près de 23 700 $ qui lui sont réclamés.

Une entente à l’amiable permettrait de réduire la facture des frais juridiques; la municipalité de Baie-Trinité a déjà dépensé près de 11 500 $ en frais d’avocats dans cette affaire.

«C’est certain que, pour toutes les parties, on est mieux d’arrêter les frais, si tout le monde accepte et tout le monde s’entend. La guerre, ce n’est pas fait pour durer non plus», a justifié le maire Baillargeon.

Confidentiel et incertain

Pour l’instant, rien ne garantit une éventuelle entente. Les avocats de la municipalité doivent d’abord transposer par écrit l’offre de Denis Lejeune, puis ce dernier devra accepter les conditions de la municipalité. Un juge doit ensuite approuver l’entente, qui sera par la suite soumise à un vote au conseil municipal.

«Le conseil a mandaté ses avocats de continuer de discuter avec monsieur Lejeune et de convenir par écrit de ce règlement-là», a indiqué Alain Roy, juge administratif à la Commission municipale du Québec, qui gère la tutelle de Baie-Trinité.

L’ancien maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune, a affirmé qu’il n’avait aucun commentaire à émettre dans le dossier. Le montant de l’entente qu’il a proposée pour régler hors Cour va rester confidentiel jusqu’à ce qu’il soit approuvé par un juge, ce qui va prendre encore des mois.