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Zone à risque d’inondations: Québec accusé de se sauver de ses responsabilités

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L’arrondissement montréalais de Pierrefonds-Roxboro, particulièrement touché par les inondations de 2017 et 2019, accuse le gouvernement du Québec d’en mettre trop sur les épaules des municipalités avec son nouveau plan.

Le mois dernier, le gouvernement Legault avait dévoilé la carte qui délimite les endroits considérés comme à risque à la suite des crues printanières des dernières années.

À l’intérieur de cette «zone spéciale d’intervention (ZIS)», il est interdit de construire de nouveaux bâtiments, même quand c’est pour remplacer un édifice qui a été endommagé lors d’une inondation.

Au départ, les propriétaires qui voulaient être exclus de la ZIS devaient s’adresser au gouvernement du Québec, mais depuis la semaine dernière, c’est plutôt aux municipalités qu’ils doivent s’adresser.

«Bien que l’administration et les employés de l’arrondissement souhaitent aider les citoyens, ils ne possèdent pas les données et les ressources humaines pour effectuer les recherches nécessaires, afin de vérifier l’exactitude des renseignements fournis», a dénoncé l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro dans un communiqué envoyé lundi.

L’arrondissement, situé dans l’ouest de l’île de Montréal, affirme aussi n’avoir jamais été mis au courant de l’intention de Québec de transférer ce rôle aux municipalités.

«Encore une fois, le gouvernement renvoie la balle aux municipalités sans nous outiller avec les moyens nécessaires afin de répondre aux demandes et aux inquiétudes des citoyens. Nous apprenons l’information en même temps que le public», a critiqué le maire de l’endroit, Dimitrios Beis.

Depuis la semaine passée, l’arrondissement dit être confronté à un important niveau d’appels et de courriels.

Les citoyens qui veulent être retirés de la ZIS ont jusqu’au 19 août pour communiquer avec leur municipalité.