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Drummondville: accusée du meurtre non prémédité de son père de 76 ans

Le corps de l’homme très apprécié du voisinage a été retrouvé dans sa maison

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DRUMMONDVILLE | Le septuagénaire qui a été retrouvé sans vie dans sa résidence lundi aurait été tué par sa fille, environ trois jours avant la découverte de son corps.

Marina Bonard, 35 ans, a été accusée mardi au palais de justice de Drummondville du meurtre non prémédité de son père, Jean Bonard.

Le corps inanimé de la victime de 76 ans a été retrouvé dans sa résidence, rue Maisonneuve à Drummondville. Les policiers avaient été alertés par des voisines, inquiètes d’être sans nouvelles de leur bon ami depuis quelques jours.

L’une d’entre elles est allée cogner à la porte du domicile M. Bonard lundi, où la fille de ce dernier lui a répondu.

Après avoir demandé à « parler à Jean », la femme a fait le tour de la maison à la recherche de son ami, en vain. Elle a ensuite appelé le 911, inquiète.

Marina Bonard semblait confuse à son arrivée au palais de justice de Drummondville où elle a été accusée du meurtre de son père.
Capture d’écran TVA Nouvelles
Marina Bonard semblait confuse à son arrivée au palais de justice de Drummondville où elle a été accusée du meurtre de son père.

Évaluation psychiatrique

Selon des informations obtenues par TVA Nouvelles, l’accusée souffrirait de déficience intellectuelle légère.

Aucune demande pour une évaluation psychiatrique n’a été demandée par les deux partis pour le moment.

La meurtrière alléguée, qui réside à Trois-Rivières, était stoïque lorsqu’elle s’est présentée, menottée, devant le juge Gilles Lafrenière pour sa brève comparution.

La procureure de la Couronne, Me Vicky­­­ Smith, s’est opposée à sa remise en liberté.

La femme restera donc derrière les barreaux jusqu’au 2 août, alors qu’elle reviendra en cour pour la suite des procédures judiciaires.

Des résidentes de la rue Maisonneuve, qui tiennent à garder l’anonymat, auraient vu l’accusée marcher en direction de la maison de la victime, avec une moppe et des accessoires de nettoyage, peu avant la découverte macabre, lundi matin.

Selon elles, Mme Bonard était en visite chez son père depuis au moins une semaine.

Veuf depuis 2014

Me Smith n’exclut pas la possibilité que d’autres accusations puissent être portées contre la fille du septuagénaire assassiné.

M. Bonard était veuf depuis le décès de sa femme, en 2014, et il était très apprécié des membres du voisinage auxquels il rendait souvent service. Ceux-ci étaient en deuil après la nouvelle tragique de son meurtre.

« C’est un drame. On est tous en état de choc », a confié lundi une voisine, qui a préféré garder l’anonymat.

« Il souffrait énormément, alors il est allé rejoindre sa femme. L’anxiété, la solitude, il ne prenait pas ça », a partagé Yvonne Morin, une amie de longue date du défunt.

Si elle est déclarée coupable, Mme Bonard pourrait être passible d’une peine à perpétuité, a affirmé Me Smith.

L’avocate de l’accusée, Me Catherine-Valérie­­­ Levasseur, a refusé de faire tout commentaire.

– Avec TVA Nouvelles