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De pire en pire pour SNC-Lavalin à la Bourse

SNC Lavalin
Photo d'archives, AFP

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Les journées se suivent et se ressemblent en Bourse pour SNC-Lavalin. L’entreprise continue de battre les records, multipliant les creux historiques. La journée de mardi n’a pas fait exception, 24 heures après l’annonce d’une nouvelle vague de restructuration.

À Bay Street, le titre (TSE: SNC) du fleuron québécois en déroute a touché un creux jamais atteint depuis 14 ans, à 21,45$, avant de reprendre un peu du poil de la bête. 

SNC-Lavalin a finalement clôturé la journée à 21,51$, en baisse de 9,62% par rapport à lundi. 

L’action de la firme d’ingénierie avait déjà perdu 6,7% ce jour-là, à 23,80$.

Baisse de 58% en 13 mois

Depuis son sommet du 15 juin 2018 (60,47$), SNC-Lavalin a perdu près de 58 % de sa valeur, alors que se sont multipliées les mauvaises nouvelles. 

Le PDG Ian Edwards a annoncé lundi l’abandon des contrats à prix fixe comme le Réseau express métropolitain (REM). SNC-Lavalin envisage aussi de se retirer carrément de secteurs actuellement peu rentables: les hydrocarbures, les mines et la construction.

Au cœur d’un scandale de corruption qui a plongé le gouvernement Trudeau dans une profonde crise, SNC fait également face à d’importants problèmes causés par l’accumulation de contrats déficitaires.

La multinationale tente toujours d’obtenir d’Ottawa un accord de réparation qui lui permettrait d’éviter une condamnation criminelle pour des allégations de corruption, mais c’est peine perdue.

Lundi, SNC a fait état d’une radiation de 1,9 G$ liée à sa filiale Kentz, acquise en 2014 pour 2,1 G$. Une première radiation de 1,2 G$ avait été inscrite en février.