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L’opposition réclame des compensations de la Ville

Québec 21 et Démocratie Québec plaident pour les commerçants de la route de l’Église

L’opposition réclame des compensations de la Ville
Photo Stevens LeBlanc

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L’opposition dénonce la façon « sauvage » et « inacceptable » de traiter les commerçants de la route de l’Église et réclame des compensations de la part de la Ville de Québec.

Mardi et la semaine dernière, Le Journal rapportait le cri d’alarme des commerçants de la route de l’Église, affectés par les travaux importants devant leur commerce. Le Shack Resto-Bar a même dû mettre la clé sous la porte.

Le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin, affirme que la Ville doit aider les marchands affectés, que ce soit par des compensations financières ou des baisses de taxes temporaires.

Cela devrait s’inscrire selon lui dans un programme normé qui s’appliquerait aux chantiers majeurs. « On entend leur cri du cœur. Ils ont raison de dire tout haut ce qu’ils vivent. »

Il trace un parallèle avec les réaménagements majeurs qu’impliquera la construction d’un réseau de transport structurant.

« On nous parle d’un réseau de tramway de 23 km de long. Qu’est-ce que ça va être quand on sera en mode projet ? Est-ce qu’on va traiter sauvagement les commerçants de la même façon qu’on traite les commerçants ici ? »

Mauvais augure

Le conseiller Jean Rousseau, de Démocratie Québec, abonde dans le même sens et croit que c’est de mauvais augure pour le chantier du réseau structurant.

« Il y a un côté brutal à imposer aux marchands des chantiers importants et juste leur faire miroiter des avantages pour le futur, et leur dire que c’est un sacrifice qu’ils doivent consentir pour passer à travers. Je crois que c’est inacceptable. »

Il croit aussi que la Ville doit mettre en place un mécanisme de compensation comme cela s’est fait dans d’autres villes, en prévision de la construction du réseau structurant.

Jean-François Gosselin admet qu’il est normal dans une ville que des travaux majeurs soient entamés. Mais il croit que la Ville aurait dû « travailler en amont » et « être à l’écoute des commerçants ».

« Manque de volonté politique »

Le chef de l’opposition trouve inconcevable que les élus ne prennent pas la parole dans le dossier. Il en appelle directement au maire, Régis Labeaume.

« Il est imputable des décisions de son administration. C’est à lui de s’assurer que nos commerçants peuvent passer au travers. [...] Il manque de volonté politique. »

Aucun membre de l’équipe du maire n’était disponible pour répondre aux questions du Journal, mardi, puisque les élus sont tous en vacances. La réponse de la Ville, donnée la veille, s’applique jusqu’au retour des élus, a indiqué le porte-parole de la municipalité David O’Brien.

La Ville avait fait savoir qu’aucun dédommagement n’était prévu pour les commerçants qui subissent des pertes sur l’artère.

Réaménagement de la route de l’Église

  • Tronçon de 900 mètres
  • Budget de 13,6 millions $
  • Promenade piétonne de 4,5 mètres du côté est
  • Piste cyclable protégée des automobiles par une bande de plantation
  • Aménagements paysagers
  • Mobilier urbain distinctif
  • Fin des travaux de réaménagement : fin 2019
  • Travaux de finition : printemps 2020