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La crème du ultimate frisbee féminin québécois en vedette

La crème du ultimate frisbee féminin québécois en vedette
Photo COURTOISIE

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Les meilleures joueuses québécoises d’ultimate frisbee mettront en valeur leur sport dans le cadre d’un match organisé le 2 août au Complexe sportif Claude-Robillard.

Le duel, organisé en collaboration avec l’équipe professionnelle masculine de la métropole, le Royal de Montréal, mettra aux prises Iris, une équipe compétitive qui existe depuis 2015, à d’anciennes joueuses d’élite québécoises.

«Ce sera un match amical, mais nous allons montrer aux gens ce que nous sommes capables de faire et essayer de leur apprendre à apprécier le sport», a affirmé la capitaine d’Iris, Corine Massé.

L’ultimate n’a pas énormément de visibilité au Québec et c’est encore plus vrai du côté féminin. Iris, qui a pris part au Championnat du monde des clubs en 2018, participe à divers tournois pendant l’année, mais ne fait pas partie d’une ligue officielle.

L’arrivée de la première ligue professionnelle aux États-Unis, la Premier Ultimate League, pourrait toutefois changer la donne.

«La différence [entre les hommes et les femmes] existe toujours, a reconnu Massé. Il y a plus de visibilité du côté masculin, mais il y a des discussions pour essayer de développer le volet féminin. Avec les filles sur le terrain, la qualité de jeu est incroyable et il y a beaucoup de compétitivité. Il y a aussi des efforts qui sont faits du côté des équipes mixtes.»

«Les gens pensent à la cause beaucoup plus qu’avant. Ils sont davantage sensibilisés», s’encourage l’athlète de 29 ans, qui est enseignante au secondaire à Sherbrooke quand elle ne fait pas de plongeons spectaculaires pour attraper un frisbee.

Par amour du sport

Jouer au ultimate à un niveau élevé exige de nombreux sacrifices pour les athlètes. Des joueuses d’un peu partout au Québec composent la formation d’Iris. Cela veut dire qu’elles doivent se déplacer, à leurs frais, si elles veulent s’entraîner ensemble.

«Nous peaufinons le modèle depuis 2015, a expliqué Massé. En janvier nous avons notre camp de sélection. Une fois que l’équipe est complète, nous nous entraînons toutes ensemble un week-end à chaque trois semaines.»

«Quand la saison estivale commence, il y a des entraînements régionaux où les joueuses de chaque ville se rassemblent.»

Selon la capitaine, il était primordial de regrouper tout le talent québécois pour rivaliser avec les grandes puissances américaines et canadiennes.

«Depuis sa création, Iris a eu la chance de participer deux fois au Championnat américain, qui est la compétition la plus forte au monde, a indiqué l’athlète. C’était très rare auparavant qu’une équipe du Québec y arrivait.»

Défense de titre

Les joueuses d’Iris ont remporté le Championnat canadien en 2018, à Brampton, en Ontario. Elles tenteront de répéter l’exploit cette année, alors que le tournoi féminin aura lieu du 15 au 18 août à Edmonton.

Elles auront alors la chance de se qualifier de nouveau pour le Mondial des clubs.