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Laurence Vincent Lapointe : d’abord les Mondiaux, ensuite les Jeux olympiques

Laurence Vincent Lapointe : d’abord les Mondiaux, ensuite les Jeux olympiques
Photo Agence QMI, TOMA ICZKOVITS

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La quiétude du Bassin olympique de Montréal, où Laurence Vincent Lapointe tient présentement son camp d’entraînement, sera remplacée par une ambiance du tonnerre, celle des Championnats du monde de canoë sprint prévus en Hongrie, le mois prochain.

«J’ai prévenu ma coéquipière Katie Vincent de s’attendre à un mur de son», a indiqué Vincent Lapointe, mardi.

Selon l’athlète de Trois-Rivières, des dizaines de milliers de personnes devraient être au rendez-vous, du 21 au 25 août, à Szeged.

Pour Laurence Vincent Lapointe, il s’agira d’une première épreuve de qualification olympique pour les Jeux de Tokyo. Elle vise une place dans l’épreuve individuelle (C-1 200m), mais aussi dans la course en duo (C2 – 500m) avec sa partenaire ontarienne.

«C’est important pour moi de me classer», dit celle qui compte déjà 13 titres de championne du monde, mais qui vise une première participation olympique.

La raison est simple : en même temps qu’elle, sa discipline doit faire son entrée aux JO, chez les femmes, à Tokyo, en 2020.

Des adversaires hongroises

Si la Québécoise est dominante sur la scène internationale depuis de nombreuses années, elle doit désormais se méfier des Hongroises Virag Balla et Kincso Takacs. Celles-ci ont justement vaincu Vincent Lapointe et sa coéquipière Katie Vincent, au début du mois de juin, lors de la Coupe du monde de Duisbourg, en Allemagne. Une rare médaille d’argent pour la Trifluvienne!

«C’est mieux que ce soit arrivé là qu’aux Jeux olympiques», a commenté Vincent Lapointe.

Tout est maintenant en place pour une revanche, à Szeged, devant bon nombre de partisans hongrois.

«On se dit qu’on va les battre chez elles, c’est notre objectif», a avoué Vincent Lapointe.

Après tout, le canoë sprint n’est pas un sport où les athlètes locales peuvent nécessairement tirer avantage de leur bassin. Les conditions sont les mêmes pour chaque embarcation.

«C’est un couteau à deux tranchants pour elles, a plutôt noté Vincent Lapointe. Oui, les Hongroises auront l’appui de la foule, mais elles auront aussi la pression de nous battre. C’est à voir comment elles pourront gérer ça.»

Un triplé possible?

Bien qu’elle concentre ses énergies sur les courses C-1 200m et C-2 500m, Laurence Vincent Lapointe se réserve la possibilité de conclure les prochains Mondiaux avec l’épreuve individuelle sur 5000 mètres. Elle est inscrite à cette distance, mais n’est pas encore certaine d’y participer. La Québécoise prendra une décision, selon son degré de fatigue.

Aux Championnats du monde de 2018, au Portugal, Vincent Lapointe avait remporté l’or aux trois épreuves.

«Un tour du chapeau, c’est toujours plaisant», a-t-elle dit.

Le Sea Forest Waterway attendra

Étape par étape : Laurence Vincent Lapointe n’a pas encore la tête aux Jeux olympiques de 2020.

Même si le site olympique Sea Forest Waterway a été inauguré, en juin à Tokyo, la Québécoise n’a toujours pas regardé des images de l’endroit où pourraient avoir lieu ses plus beaux moments en carrière.

«Je n’ai pas encore vu les images du site de compétition, mais nous aurons un événement-test là-bas en septembre, a noté l’athlète de 27 ans. Pour le moment, je me concentre sur les Mondiaux.»

Faut préciser qu’il peut être périlleux de se projeter trop vite aux Jeux olympiques même pour une multiple championne du monde. Le processus de qualification est complexe.

Vincent Lapointe souhaite évidemment s’offrir, par la porte d’en avant, une participation aux deux épreuves olympiques à Tokyo, en solo de même qu’en duo. Pour ce faire, la Québécoise doit non seulement assurer une place pour le Canada au niveau individuel, mais elle devra ensuite s’assurer de terminer au niveau national devant ses compatriotes, dont sa partenaire en duo Katie Vincent.

Ultimement, il y a toujours possibilité que l’épreuve individuelle permette de voir concourir deux athlètes d’un même pays à Tokyo, à condition que ces deux mêmes athlètes soient en équipe en C2 - 500m. Il s’agit là d’une alternative qui serait intéressante pour Laurence Vincent Lapointe et Katie Vincent, qui font partie des meilleures au monde en solo.

 

Pour les prochains Mondiaux, en Hongrie, Katie Vincent ne participe pas à la course de C1 - 200m. Le Canada mise plutôt sur la championne québécoise.