/sports/others
Navigation

L’ultimate dans le sang

Coup d'oeil sur cet article

Dès ses premiers pas sur un terrain d’ultimate frisbee, Corine Massé s’est sentie à l’aise, tellement qu’elle a rapidement obtenu une place au sein de l’équipe canadienne. Maintenant, de l’ultimate, elle en mange.  

«J’ai longtemps joué au soccer, a-t-elle raconté. Au secondaire, je cherchais quelque chose de nouveau et je me suis inscrit [au ultimate] avec des amis. Déjà en 2008 j’ai fait les essais pour l’équipe canadienne et j’ai été sélectionnée.»  

Onze ans plus tard, Massé, 29 ans, est enseignante au secondaire à Sherbrooke et dans ses temps libres elle se consacre au sport qu’elle adore et dans lequel elle a vu une belle occasion.  

«J’ai senti que j’avais une chance de performer dans ce sport-là que je n’aurais peut-être pas eu ailleurs, a-t-elle dit. J’ai aussi vu une occasion de voyager et de faire de la compétition.»  

Massé a été nommée capitaine d’Iris, une équipe féminine d’ultimate frisbee qui accueille parmi les meilleures joueuses de partout au Québec, cette année. Elle a participé à trois Championnats du monde en plus d’être entraîneure de l’équipe junior provinciale depuis 2013.  

Objectif Jeux olympique  

Sa passion pour l’ultimate est évidente. Elle rêve d’ailleurs de voir sa discipline être ajoutée au programme olympique, possiblement aux Jeux de 2028 à Los Angeles.  

Massé, qui reconnaît elle-même qu’elle ne fera plus partie de l’élite de son sport dans neuf ans, pense surtout aux prochains adeptes de l’ultimate.  

«C’est un rêve pour n’importe quelle communauté sportive que d’aller chercher cette reconnaissance, a-t-il affirmé. Comme c’est aux États-Unis ont peu y rêver, car le pays est très fort en ultimate. Nous espérons que le Comité international olympique voit cela.»  

«Nous espérons promouvoir la version mixte du sport, a-t-elle poursuivi. Ça serait unique dans le sport olympique.»  

Jeux ou non, l’ultimate est en pleine expansion, selon Massé.  

«Grâce à mon implication avec les jeunes, je vois à quel point ils sont exposés à ce sport tôt, a-t-elle indiqué. Ils jouent à cela en éducation physique. Les jeunes pratiquent ainsi un sport en plus d’apprendre la résolution de conflit [il n’y a pas d’arbitre au ultimate].»  

«Plus le bassin va augmenter, plus nous aurons des joueurs de qualité.»