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Remplacement des CF-18: quatre entreprises en lice

CF-18
Photo d'archives, Roger Gagnon

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OTTAWA | Le gouvernement fédéral a précisé aux quatre entreprises en lice pour remplacer les vieux CF-18 les critères qui guideront son choix final pour ce lucratif contrat.

Ottawa a annoncé, mardi, avoir communiqué une demande de proposition officielle à SAAB, Airbus, Lockheed Martin et Boeing. Le contrat, dont la valeur pourrait s’élever à 19 milliards $, vise à remplacer la flotte désuète de 88 avions-chasseurs.

«Aujourd'hui, on franchit une étape importante dans le cadre du processus qui fournira aux femmes et aux hommes de l'Aviation royale canadienne les aéronefs dont ils ont besoin pour assurer la sûreté et la sécurité des Canadiens, au juste prix et dans le plus grand intérêt économique du Canada», a déclaré par communiqué la ministre des Services publics et de L’Approvisionnement, Carla Qualtrough, mardi.

Les quatre fournisseurs potentiels ont jusqu’à l’automne 2019 pour détailler leur offre. Après avoir reçu des commentaires du gouvernement fédéral, il pourront modifier celle-ci et la soumettre à nouveau au printemps 2020.

Ottawa estime ainsi que son choix final s’arrêtera en 2022. Cet investissement, le plus important de l’Aviation royale canadienne en plus de 30 ans, devrait ensuite mener à la livraison d’un premier chasseur en 2025.

Le gouvernement Trudeau s’est engagé à remplacer la flotte vieillissante d’avions-chasseurs de l’Aviation royale canadienne d’ici 2032.

Le premier ministre avait aussi promis de ne pas opter pour le F-35 de Lockheed Martin sans appel d’offres, comme l’avait fait son prédécesseur, Stephen Harper.

Or, selon des informations récemment rapportées par le «Globe and Mail» et Radio-Canada, ce fameux modèle serait tout de même sérieusement envisagé.

En attendant le remplacement définitif de la flotte de l’Aviation, les libéraux ont décidé d’acheter une «flotte intérimaire» de F-18 australiens usagés. Cette solution temporaire pourrait coûter plus d’un milliard de dollars, selon le directeur parlementaire du budget.

Le vérificateur général a en outre conclu, en novembre dernier, que l’Aviation ne dispose pas de suffisamment de pilotes et de mécaniciens pour maintenir en état sa flotte actuelle.