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Un chauffeur de taxi sauvagement battu pour une «run à 19$»

Nicolas-Serguei Brillant a été reconnu coupable de voie de fait avec lésions, mardi.
Photo Nicolas Saillant Nicolas-Serguei Brillant a été reconnu coupable de voie de fait avec lésions, mardi.

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Un client qui disait ne pas avoir l’argent pour payer une course de 19 $ a assené « une pluie » de violents coups de poing à un chauffeur de taxi qui exigeait d’être payé, sans quoi il allait appeler la police.

Un chauffeur de taxi Coop de Québec va se rappeler longtemps de sa soirée du 1er janvier 2019. Sa mésaventure a débuté vers 3 h 15, dans la nuit, lorsqu’il a fait monter Nicolas-Serguei Brillant ainsi qu’une femme qui l’accompagnait à la sortie des bars sur Grande Allée.

Le duo devait alors terminer la soirée chez l’accusé, à Sainte-Foy, avant que la dame, ivre, ne soit malade dans le taxi et exige de rentrer chez elle dans le secteur de Limoilou. Tandis que la femme rentrait chez elle, Nicolas-Serguei Brillant est sorti du véhicule sans payer la course en disant « qu’il allait se sauver ».

Le chauffeur de taxi est donc sorti de son véhicule en suivant l’accusé et en le menaçant d’appeler la police s’il ne payait pas la « run à 19 $ ».

Violents coups de poing

Selon le témoignage de la victime, l’accusé a bondi sur lui pour lui assener des coups de poing au visage. « Les 2, 3 premiers coups de poing m’ont pas mal sonné », a dit le chauffeur à la bonne stature.

Ce dernier est tombé par terre avant de se relever, pousser son agresseur à la poitrine et regagner son véhicule, non sans recevoir d’autres coups derrière la tête. « Le sang dégouttait sur les bancs », a-t-il raconté.

Ce dernier a eu une profonde cicatrice à l’arcade sourcilière droite, et une fracture de l’orbite de l’œil qui a nécessité la pose d’une plaque en titane quelques heures seulement après l’attaque. Il n’a recommencé à travailler que trois mois plus tard, disant « voir embrouillé » encore un peu aujourd’hui.

« Pour me protéger »

La juge Marie-Claude Guilbert n’a pas retenu la thèse de la légitime défense de l’accusé. L’homme de 25 ans ne nie pas avoir frappé le chauffeur, mais affirme que c’était « pour me protéger ».

Estimant que l’accusé cherchait à bien paraître, la juge a toutefois indiqué que sa crédibilité était « lourdement affaiblie » par ses tentatives d’ajuster son témoignage.

« Je ne le crois pas », a conclu la juge avant de le reconnaître coupable de voie de fait avec lésions.