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Un camionneur lutte pour sa vie à cause de sa benne levée

Son véhicule a pris feu après qu’une partie de son camion eut touché des fils électriques à Trois-Rivières

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TROIS-RIVIÈRES | Un camionneur était toujours entre la vie et la mort mardi soir après que la benne levée de son camion eut touché des fils électriques de 25 000 volts, carbonisant le véhicule.

Le camionneur du groupe Neault s’affairait tôt mardi à livrer des cailloux en bordure d’une voie ferrée afin de la stabiliser, près du boulevard des Chenaux, à Trois-Rivières.

Une grande partie du gravier était déversée et la benne était complètement levée lorsqu’elle a touché la ligne électrique, a expliqué Audréane Lafrenière, porte-parole de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour la Mauricie Centre-du-Québec.

C’est à ce moment que la cabine a pris feu.

L’homme dans la soixantaine a été transporté d’urgence à l’hôpital, à l’unité des grands brûlés. La gravité de ses blessures faisait craindre pour sa vie, tard mardi soir.

Cause incertaine

Pour le moment, les autorités ignorent si les blessures graves du sexagénaire sont dues à l’électrisation du camion ou aux flammes.

Des résidents du coin ont été surpris par le bruit qu’a causé l’accident.

« Mon épouse a entendu un bruit étrange. Puis ça s’est mis à sentir le caoutchouc brûlé. Quand je suis sorti, ça fumait. Les pompiers étaient déjà là et l’homme était toujours à l’intérieur de sa cabine », a expliqué un résident du boulevard des Chenaux, qui a préféré taire son nom.

« C’était le premier matin qu’un camion déchargeait du gravier à cet endroit », a-t-il ajouté.

Les policiers du Service de police de Trois-Rivières ont été appelés sur place afin d’établir les circonstances exactes de l’accident.

Tout au cours de la journée de mardi, les reconstitutionnistes de la Sûreté du Québec et les inspecteurs de la CNESST étaient également sur les lieux pour mener l’enquête.

« Actuellement, la benne est descendue. On va la faire expertiser. Les inspecteurs sont en collecte encore pour plusieurs heures, voire plusieurs jours », mentionne Mme Lafrenière.

L’accident n’est pas sans rappeler les nombreux camions à benne qui ont happé des viaducs, passerelles et autres infrastructures au Québec au cours des dernières années.

Si bien que le gouvernement du Québec a modifié le Code de la sécurité routière pour y inclure l’obligation pour les camions circulant dans la province d’être munis d’un témoin lumineux et d’un avertisseur sonore indiquant que la benne basculante est relevée.

Toujours pas en vigueur

Même si le Code a d’ores et déjà été modifié en ce sens en avril dernier, le règlement n’entrera en vigueur que le 1er septembre 2020, afin de donner le temps à l’industrie de s’y conformer, a expliqué la Société de l’assurance automobile du Québec, mardi.

Selon nos sources, le camion impliqué était neuf et muni de l’avertisseur sonore.

Le propriétaire du Groupe Neault n’a pas répondu aux appels du Journal.

– Avec l’Agence QMI