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Une étoile du Rouge et Or passe chez les pros

Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos obtient un contrat d’un an avec une équipe de volleyball de la République tchèque

Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos (5) lors d’un match au PEPS face aux Carabins de l’Université de Montréal en juin 2018.
Photo d’archives, Annie T. Roussel Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos (5) lors d’un match au PEPS face aux Carabins de l’Université de Montréal en juin 2018.

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En joignant les rangs du club de volleyball du Rouge et Or de l’Université Laval, il y a cinq ans, Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos espérait que cette aventure lui ouvrirait les portes d’un niveau supérieur. L’attaquant étoile chilien n’aura pas attendu trop longtemps avant que ce rêve se concrétise.

Parraguirre Villalobos continuera à terroriser les défensives adverses dans l’uniforme du SKV Usti nad Labem, une équipe de la première division tchèque évoluant près de la frontière allemande.

L’ancien du Rouge et Or, qui a complété son parcours universitaire en avril dernier avec une médaille de bronze aux championnats canadiens, a signé un contrat d’un an.

« Ça a commencé comme un rêve, et voilà que ça finit comme un objectif réalisé. J’ai toujours vu les [championnats] canadiens et le Rouge et Or comme un moyen de me rendre là en me développant comme joueur et comme personne. Je suis très content d’avoir réussi », soulignait-il en entretien téléphonique depuis Santiago, la capitale chilienne, mardi après-midi.

Intérêt marqué

Élu cinq fois joueur par excellence du RSÉQ (2015 à 2019), Vicho est entré dans la légende de l’histoire du Rouge et Or en établissant six records du circuit québécois, dont celui pour le plus de points et le plus d’attaques marquantes en carrière.

Ce n’est donc pas surprenant que plusieurs agents se soient mis à ses trousses à la conclusion de son stage à Laval.

« Quelques agents m’ont approché après les Canadiens, mais ce n’était que des discussions. Puis, un des agents qui m’avait parlé m’a dit qu’il avait une offre pour moi pour la République tchèque. Je devais répondre à la fin de la journée. J’ai pris quelques heures pour y penser, j’ai parlé à un peu tout le monde et j’ai signé avec l’agent ainsi que pour le contrat en même temps », a raconté Parraguirre Villalobos.

Le volleyeur a notamment demandé l’avis de l’entraîneur adjoint Gino Brousseau, un ancien professionnel en France et au Japon.

Son nouvel entraîneur avait d’ailleurs été charmé par les performances du Chilien à la Challenger Cup l’an dernier au Portugal, alors qu’il faisait partie du personnel d’entraîneurs de la sélection tchèque.

« Je ne connais pas vraiment l’équipe et il est dur pour moi de dire la fonction que j’aurai, mais j’ai discuté avec le coach et il m’amène pour avoir plus de puissance à l’attaque [...] J’ai parlé à quelques personnes qui ont déjà joué là, et le niveau est assez bon. La ligue est très compétitive. C’est aussi une porte d’entrée en Europe puisque la ligue est bien vue par rapport aux autres ligues. C’est une belle façon de commencer pour se faire un nom », a expliqué le joueur de 24 ans.

Aux Panams

Le principal intéressé ne craint pas trop de vivre un dépaysement en raison de son expérience en sol québécois.

« C’est quelque chose que j’ai déjà vécu. C’est sûr que je n’apprendrai pas le tchèque. Cela dit, mes coéquipiers parleront tous anglais. Là-bas, je vais me concentrer à 100 % sur le volleyball. »

D’ici là, Parraguirre Villalobos aura un agenda fort occupé avec son équipe nationale. Ses compatriotes et lui participeront pour la première fois en quatre décennies aux Jeux panaméricains prévus du 26 juillet au 11 août à Lima, au Pérou.