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Élus recherchés

Élus recherchés
Photo JEAN-FRANCOIS DESGAGNES

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Mais où se cachent donc les élus d’Équipe Labeaume pendant que les commerçants agonisent sous les travaux, sur la route de l’Église ?

Depuis quelques années, les commerçants de cette artère, près de l’ancien hôtel de ville de Sainte-Foy, ont dû composer avec moult travaux.

Après le réaménagement de la bibliothèque Monique-Corriveau, la réfection des conduites d’aqueduc et la construction de projets privés de tours à condos, ils subissent les effets d’un réaménagement majeur visant à en faire une artère conviviale.

La Ville de Québec a répondu aux questions des journalistes depuis la publication de nos reportages sur le sujet. Mais cela ne dispense absolument pas les élus de répondre de leurs décisions et de les expliquer.

Tout le monde a droit à des vacances, mais les gestionnaires de fonds publics ont le devoir d’être disponibles au besoin.

Le conseiller du secteur, Rémy Normand, étant absent, un ou une collègue aurait dû prendre le relais. Ce silence est inacceptable et insultant.

Conséquences considérables

Pour en revenir aux travaux sur la route de l’Église, si l’objectif est des plus louable — l’artère avait grandement besoin d’amour, et l’idée de la rendre plus accueillante pour les touristes et les piétons s’imposait —, les conséquences n’en sont pas moins considérables pour les commerçants.

Présent depuis près de 25 ans sur la route de l’Église, le Shack Resto-Bar doit fermer ses portes. D’autres commerçants du secteur étouffent.

Geneviève Bolduc-Duval y opère le Crackpot Café depuis 21 ans. « On doit faire face à une importante pénurie de main-d’œuvre, on travaille comme des fous, et on dirait que c’est une affaire après l’autre », se désole-t-elle, espérant que les clients continueront de fréquenter son commerce.

Mme Bolduc-Duval a participé à une rencontre des commerçants à l’hôtel de ville avant le début des travaux. « Mais jamais ils ne nous ont demandé notre avis sur la durée des travaux ni sur la façon de faire », dit-elle en référence à l’abattage d’arbres centenaires ce printemps.

Compensation refusée

Lors de cette rencontre, les commerçants ont réclamé une compensation, qui leur a été refusée, ce que la Ville a réitéré cette semaine.

Le fait qu’aucune compensation n’ait été offerte lors de travaux sur d’autres artères ne représente pas un argument valable. Montréal a mis sur pied un tel programme. Québec devrait y songer.