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Le projet de règlement sur les comestibles est «catastrophique», selon l’industrie du cannabis

Le projet de règlement sur les comestibles est «catastrophique», selon l’industrie du cannabis
Photo stock.adobe.com (Matthew)

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L’industrie du cannabis est consternée par le projet de règlement sur les produits comestibles du gouvernement caquiste qui interdira tout dessert incluant le chocolat et qui poussera davantage les consommateurs vers le marché noir, croient des experts.

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« Le crime organisé se frotte les mains et salive ! » a réagi Michel Timpério, président de l’Association québécoise de l’industrie du cannabis (AQIC) et président de la division Cannabis de Neptune Solutions Bien-Être.

« Ce règlement est catastrophique pour l’industrie et pour l’objectif d’éradiquer le crime organisé », poursuit-il.

Comme le souligne Maxime Guérin, avocat et consultant pour les entrepreneurs de l’industrie du cannabis, les comestibles existent surtout sous forme de friandises.

« Sur le “marché noir”, et surtout depuis la légalisation, ces produits ont gagné énormément en popularité », dit-il.

Jean-Sébastien Fallu, professeur en prévention de la toxicomanie à l’Université de Montréal, qui a rédigé un rapport sur les comestibles pour le producteur québécois HEXO, croit que les consommateurs continueront de s’approvisionner illégalement sur le web.

« Encore du paternalisme et de l’incohérence », déplore-t-il.

« Perplexes »

HEXO et Canopy Growth, deux importants fournisseurs de la Société québécoise du cannabis (SQDC), ont refusé de commenter.

Le Conseil québécois du cannabis comestible (CQCC) se dit pour sa part « perplexe ». « À l’heure actuelle, c’est le développement d’entreprises québécoises soucieuses de fournir des produits de qualité, sécuritaires et contrôlés, qui est à risque », ont-ils déclaré.

« De belles entreprises d’ici sont en train d’investir massivement dans la production de ces produits, en se basant principalement sur la législation fédérale, explique Me Guérin. Il y a fort à parier que l’on va se priver de produits faits... au Québec, qui n’auront d’autre choix que d’être vendus ailleurs au Canada. »

En juin, le producteur ontarien Canopy Growth annonçait d’ailleurs qu’il allait pouvoir produire jusqu’à 850 000 chocolats au cannabis par mois.

Canopy et HEXO développent des boissons non alcoolisées au cannabis. Le porte-parole de la SQDC Fabrice Giguère confirme que la Société pourra vendre des boissons contenant du THC, mais qu’elle doit encore évaluer quels produits « solides » pourront être offerts. « Il est clair que dans cette catégorie l’offre sera limitée », prévient-il.

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