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Anik Jean prépare un film d’horreur

Elle présentera un court métrage à Fantasia vendredi soir

Anik Jean
Photo Chantal Poirier Anik Jean écrit un scénario de film d’horreur, sous les conseils de Patrick Senécal.

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Anik Jean prépare actuellement un « vrai de vrai film d’horreur québécois ». La chanteuse, devenue cinéaste, est allée chercher l’aide de Patrick Senécal pour l’écriture du projet qu’elle entend également réaliser.

« Je veux faire le genre de film que j’aimerais aller voir, alors il va y avoir du sang, de la torture, du suspense... Je me paye la traite », rigole Anik Jean, rencontrée par Le Journal en début de semaine.

Bien que le projet ne soit encore qu’au stade de l’écriture, l’intrigue, elle, est déjà bien dessinée. Inspiré de classiques de l’épouvante tels que La dernière maison sur la gauche, ce long métrage mettra en scène trois amis en excursion de canot-camping en Gaspésie. Mais à la suite d’un événement imprévu, ils se retrouveront dans une maison abandonnée... qui, en réalité, est loin de l’être.

« Je suis allée chercher Patrick Senécal comme conseiller en scénarisation. Je veux que mon film soit comme ses livres, qu’il nous emmène dans des directions insoupçonnées », confie la cinéaste.

L’écriture d’Anik Jean (« très grande fan » avouée du cinéma d’horreur) s’inspire ici des classiques ayant marqué son parcours, citant à titre d’exemple le célèbre La dernière maison sur la gauche, première – et plus controversée – proposition du regretté Wes Craven. L’influence d’autres films plus récents se fera aussi sentir.

« Je mise beaucoup sur l’horreur psycho­logique, comme l’a fait le film Get Out. En fait, je veux avoir des références aux classiques des années 1970 et 1980, mais les emmener en 2020. Mais le projet est encore très embryonnaire », précise-t-elle.

À Fantasia

D’ici là, la cinéaste profitera du festival Fantasia, vendredi soir, pour présenter son nouveau court métrage. Mettant en vedette son fils Nathan et Sandrine Bisson, Sois sage met en scène un jeune garçon qui tient mordicus à s’amuser avec sa gardienne... quitte à le faire contre son gré.

« C’est mon fils qui a eu l’idée de départ. Comme moi, il a une imagination très fertile; il est toujours en train d’inventer des histoires et, un jour, il m’a lancé celle-là. On a brainstormé tous les deux, et ça a donné Sois sage », explique-t-elle.

Ce deuxième rôle pour le jeune Nathan Jean-Huard (on l’avait également vu dans Lost Soul, coréalisé par Anik Jean en 2016) pourrait très bien l’entraîner sur les traces de son père, le comédien Patrick Huard.

« Je l’ai fait jouer dans deux de mes projets, Patrick pense aussi à lui faire tourner quelque chose. Mais on verra. On ne le pousse pas là-dedans. Tant qu’il s’amuse, c’est correct. Alors si un jour il n’a plus de plaisir à le faire, ce sera une autre histoire », explique Anik Jean.


Sois sage sera présenté vendredi soir à 21 h au Cinéma du Musée, dans le cadre des Fantastiques week-ends du cinéma québécois de Fantasia.