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Un producteur de canard furieux d’avoir été éjecté du Grand Marché

La direction réplique que le commerçant a eu sa chance

Le président des Canardises, Pascal Klein, s’estime lésé dans la façon dont le Grand Marché a attribué les espaces. Il dit avoir dû remercier trois employés, en plus d’avoir dû gérer un stock de canards qu’il avait élevés pour le Grand Marché. « Ça représentait 15 % de notre chiffre d’affaires. »
Photo Jean-François Desgagnés Le président des Canardises, Pascal Klein, s’estime lésé dans la façon dont le Grand Marché a attribué les espaces. Il dit avoir dû remercier trois employés, en plus d’avoir dû gérer un stock de canards qu’il avait élevés pour le Grand Marché. « Ça représentait 15 % de notre chiffre d’affaires. »

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Furieux d’avoir été éjecté de façon «cavalière» du Grand Marché, un marchand-producteur envisage des poursuites contre l’administration.

Pascal Klein, président de l’entreprise Les Canardises, qui vend des produits du canard, était permanent au Marché du Vieux-Port depuis 15 ans et il subissait des pertes les premiers mois de l’année. Il a donc choisi de s’installer de façon saisonnière au Grand Marché, sept mois par an.

Il a annoncé sa décision de ne pas aller de l’avant avec la proposition de kiosque permanent six mois avant l’ouverture. «Ils m’ont barré et ils ont mis Canard goulu à ma place, sans m’informer», regrette-t-il.

L’emplacement saisonnier que la direction a proposé était situé à l’extérieur du bâtiment, ce qui ne lui convenait pas du tout.

Produits retirés

Il a donc tenté de vendre ses produits par l’intermédiaire de la boucherie, mais la direction a fait retirer les produits des étalages, ce que M. Klein trouve inacceptable.

«C’est un croche-pied, c’est cavalier. (...) Je trouve ça déplorable comme décision, ça va vraiment à l’encontre de ce qui avait été dit sur le Grand Marché.»

Il a d’ailleurs mandaté ses avocats pour étudier ses recours judiciaires. «C’est illégal ce qu’ils ont fait.»

Le directeur général du Grand Marché, Daniel Tremblay, se défend d’avoir lésé le marchand. «Je crois qu’il voit le succès du Marché et qu’il regrette», laisse-t-il tomber.

Il affirme avoir donné toutes les chances à M. Klein de s’intégrer au Marché.

Les deux parties s’accusent mutuellement d’avoir laissé les choses traîner et omis de communiquer correctement.

Opportunité manquée

«On lui a donné l’opportunité, il ne l’a pas saisie, ajoute Daniel Tremblay. Il a décidé de laisser passer l’offre. On ne peut pas nous blâmer de louer à une autre entreprise qui a fait le choix d’être là, d’aménager un commerce et de payer les mois plus morts. Alors oui, on a favorisé ces entreprises-là par rapport à quelqu’un qui dit : “Je vais juste venir ramasser quand c’est bon”.»

M. Tremblay estime tout à fait justifié d’interdire au commerçant de vendre ses produits par un intermédiaire.

«On favorise les entreprises qui sont là et non de la revente. Ça serait trop simple de vendre les produits sur une étagère et de ne pas avoir de loyer à payer.»

M. Tremblay rappelle que M. Klein bénéficiait d’une clause de non-concurrence au Vieux-Port.