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Des centaines de plaintes liées à la fuite de Desjardins reçues au Centre antifraude

Le nombre a plus que doublé dans les 20 derniers jours

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Plus de 417 plaintes liées au vol de données de Desjardins ont été reçues par le Centre antifraude du Canada (CAFC), a appris Le Journal.

« Entre le 20 juin et le 24 juillet, nous avons reçu 417 plaintes de personnes qui nous ont dit avoir eu une confirmation de Desjardins que leurs informations font partie de la fuite », a confirmé au Journal la superviseure du centre d’appel du Centre antifraude du Canada (CAFC), Lisanne Roy Beauchamp.

Au total, le nombre de plaintes a plus que doublé en l’espace d’à peine 20 jours, passant de 191, le 4 juillet dernier, à 417, le 24 juillet.

Faible

Ce nombre reste cependant assez faible si l’on considère que près de 2,9 millions de membres Desjardins ont été touchés par la fuite historique.

Pour le moment, le Centre antifraude du Canada (CAFC) ne peut encore lier ces plaintes à des cas particuliers de fraudes. « De notre bord, les plaintes sont classifiées comme “victime de vol d’identité” », se limite à dire Mme Beauchamp.

Cap du demi-million

Par ailleurs, vendredi après-midi, Desjardins a indiqué que plus de 530 627 membres se sont inscrits à présent au service de surveillance de crédit d’Equifax, soit près de 20 % des membres touchés.

L’institution financière québécoise a aussi tenu à ajouter que ses membres sont maintenant couverts par la « Protection membres Desjardins » en matière de vol d’identité.

Celle-ci protège les actifs détenus chez Desjardins, offre un accompagnement en cas de vol d’identité, en plus de rembourser jusqu’à 50 000 $ de frais de restauration d’identité.

De son côté, l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui vient de lancer une campagne pour sensibiliser les Québécois au vol de renseignements personnels, a rappelé que l’inscription à un service de surveillance de crédit n’est pas une garantie absolue contre la fraude.

Pour éviter de se faire prendre, l’AMF invite les Québécois à surveiller avec attention leurs relevés bancaires, à renforcer leurs mots de passe et à consulter fréquemment leur dossier de crédit auprès d’Equifax et TransUnion.