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Impasse entre Kanesatake et Oka malgré les rencontres

Le gouvernement fédéral évoque une police particulière pour la nation mohawk

Oka
Photo PIerre-Paul Poulin Le maire d’Oka, Pascal Quevillon, et le grand chef de Kanesatake Serge Simon étaient dans le même immeuble de Montréal vendredi matin pour rencontrer des représentants des gouvernements fédéral et provincial, mais ne se sont jamais croisés.

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Un député fédéral a ouvert la porte à une force de sécurité ou une police pour Kanesatake à la suite de rencontres séparées avec le maire d’Oka et le grand chef Simon, sur fond de tension.

« On est prêt à déployer tous les outils nécessaires demandés par la communauté mohawk pour régler les problèmes », a précisé Mark Miller, secrétaire parlementaire de la ministre fédérale des affaires indiennes, Carolyn Bennett.

« Quand on entend de la part de la population de faire régner l’ordre, c’est un signal », a-t-il dit.

Il a ainsi répondu à une question à savoir si Ottawa étudiait la possibilité d’instaurer une force de sécurité ou une police.

Il s’agirait là d’une des solutions possibles aux tensions, selon les deux partis qui s’opposent.

Les relations entre Oka et la nation mohawk voisine se sont envenimées au cours des dernières semaines.

Séparés

Si bien que le maire d’Oka, Pascal Quevillon, et le grand chef de Kanesatake, Serge Simon, avaient été conviés à des réunions distinctes, vendredi à Montréal, par les représentants des gouvernements provincial et fédéral.

<b>Serge Simon</b><br /><i>Grand chef de Kanesatake</i>
Photo PIerre-Paul Poulin
Serge Simon
Grand chef de Kanesatake

L’objectif était de trouver des solutions à « un certain nombre d’enjeux pressants qui nécessitent des actions gouvernementales », 29 ans après la crise d’Oka.

S’ils étaient dans le même immeuble vendredi, M. Quevillon et M. Simon ne se sont toutefois pas rencontrés.

Le maire Quevillon et le grand chef Simon sont à couteaux tirés depuis plusieurs mois relativement à des terrains qu’un promoteur voudrait céder aux Mohawks de Kanesatake, une décision que conteste la municipalité d’Oka, où l’on craint de se retrouver enclavé.

Le grand chef exige des excuses de la part du maire qui, lui, refuse de s’excuser pour avoir « dit la vérité », dit-il.

Craintes

Le maire avait dit craindre la prolifération de cabanes à cigarettes et à cannabis à l’entrée d’Oka, et que cela provoque la dévaluation des maisons et sonne le glas de la municipalité.

M. Quevillon refuse toujours de revenir sur ses paroles. M. Simon a donc décidé de couper les liens.

L’impasse demeure ainsi entière entre les deux représentants des communautés.

La rencontre de vendredi matin avait été initiée par la députée Sylvie D’Amours, qui est aussi ministre des Affaires autochtones.

– Avec l’Agence QMI