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L’épave de l’hélico retirée du bois

L’écrasement qui a coûté la vie au PDG de Savoura et à son fils n’aurait pas été causé par une panne d’essence

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L’épave du Robinson R44 du PDG de Savoura, qui s’est écrasé en bordure du lac Valtrie dans les Laurentides, a été retirée du site de l’écrasement, samedi.

« Il y avait encore du carburant [dans le réservoir]. On peut croire que ce ne serait pas quelque chose de causal. Mais il se peut qu’il y ait d’autres problèmes mécaniques », a expliqué le porte-parole du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) Chris Krepski.

Les morceaux ont ensuite été déposés sur une remorque.
Capture d'écran, TVA Nouvelles
Les morceaux ont ensuite été déposés sur une remorque.

L’épave de l’hélicoptère de Stéphane Roy, PDG de Savoura, a été trouvée jeudi par la Sûreté du Québec. Samedi, elle a été retirée du boisé en bordure du lac Valtrie, dans les Laurentides.

Elle a été envoyée au laboratoire technique d’Ottawa à des fins d’expertise.

Voyage de pêche fatal

M. Roy et son fils Justin âgé de 14 ans devaient rentrer d’un voyage de pêche le 10 juillet. Pour une raison toujours inconnue, l’hélicoptère qui les transportait n’a jamais été en mesure de parcourir les 220 km qui séparent Lac-De La Bidière et Sainte-Sophie, dans les Laurentides.

Justin et son père Stéphane Roy sont décédés dans l’écrasement de l’hélicoptère.
Photo courtoisie
Justin et son père Stéphane Roy sont décédés dans l’écrasement de l’hélicoptère.

Maintenant que le travail au sol des enquêteurs du BST est terminé, une enquête plus poussée commencera du côté du laboratoire technique d’Ottawa. À cet effet, plusieurs pistes seront exploitées.

Selon le porte-parole du BST, Chris Krepski, l’enquête prendra un certain temps, car il n’y a pas que l’hélicoptère qui doit être analysé. Afin de remettre un rapport détaillé, le passé du pilote devra être attentivement scruté.

Faire le tour

« On va regarder plus profondément d’autres informations, comme les dossiers de l’entretien, les dossiers de la formation du pilote et l’expérience de celui-ci. Il y a non seulement la machine à inspecter, mais aussi la façon dont elle a été entretenue », a-t-il dit.

L’opération de déplacement de l’appareil comportait une certaine complexité, considérant la difficulté d’accès au site du tragique accident.

Un hélicoptère a extirpé l’épave à l’aide d’un câble métallique avant de la transporter jusque sur une remorque située sur un chemin forestier à proximité. Il a fallu quelques allers-retours pour déplacer toutes les pièces.

L’enquête du BST, qui se penche sur les causes de l’écrasement, se déroule simultanément avec celle de la Sûreté du Québec.

Le corps de police déterminera s’il y a un élément criminel, et l’enquête du coroner identifiera les causes exactes de la mort des deux occupants.

– Avec l’Agence QMI