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Un bel avenir pour Dollarama

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Q : Dollarama vient d’acheter Dollarcity. Est-ce signe que l’entreprise est sur une lancée ?


R : Absolument. Dollarama est un titre à détenir.

Début juillet, Dollarama (DOL.TO) faisait l’acquisition de 50,1 % des actions de son vis-à-vis latino-américain Dollarcity, qui compte 180 magasins en Colombie, au Guatemala et au El Salvador. La transaction est évaluée entre 85 et 95 M$ US, selon les projections financières de la direction de Dollarcity (soit cinq fois le BAIIA). La transaction apportera des revenus de deux à trois cents US l’action de Dollarama pour le reste de cette année, et entre cinq et sept cents Américaines en 2021.

Dollarama engrangera des ventes par magasins comparables plus élevées en Amérique latine qu’au Canada. Et le marché latino-américain offre un potentiel très attrayant : le Pérou, la Colombie et l’Équateur comptent par exemple 100 millions d’habitants. Dollarcity pourrait ainsi compter jusqu’à 600 magasins d’ici 2029.

Certains analystes croient que c’est le début d’une ère d’expansion pour Dollarama, qui augmente du coup son pouvoir d’achat et ses économies d’échelles. D’autant plus que le titre avait perdu jusqu’à 45 % de sa valeur en décembre 2018, comparé à son sommet historique du 26 janvier de la même année (56,43 $). Depuis le début de l’année, il a enregistré un gain de plus de 50 %.

Un opérateur solide

La direction de Dollarama a la réputation d’être solidement aux commandes, surveillant de près les marges brutes et nettes. La dette est de 3,33 G$ US. L’encaisse est de 55,3 M$ US pour des revenus de 3,62 G$ US : on se la joue serrée chez Dollarama ! Les revenus du dernier trimestre étaient à la hausse de 9,5 %, comparés au trimestre correspondant de 2018. Les ventes des magasins comparables ont aussi grimpé de 5,8 % pour la période.

La stratégie d’offrir des produits de plus d’un dollar, qui était controversée il n’y a pas si longtemps, est désormais acceptée par la clientèle. La direction avait toutefois décidé de ne pas augmenter les prix pour suivre l’inflation, ce qui affecte évidemment les marges. En misant sur une offre plus imposante et souvent renouvelée de produits saisonniers, la direction espère tout de même une croissance annuelle des ventes variant entre 3 et 4 % dans les magasins comparables. L’introduction du paiement par cartes de crédit l’an dernier rapporte désormais ses fruits.

À son entrée en Bourse, en 2009, l’entreprise comptait 580 magasins. Ce nombre est désormais de 1190 et il reste encore de nombreux excellents emplacements potentiels.

La marge de profit est de 15,22 % et le revenu par action est de 11,27 $, ce qui fait que le cours/bénéfice, à 28,64, est assez élevé. Surtout que le rendement du dividende n’est pas terrible, à 0,36 %. Clairement, un investisseur misera davantage sur la plus-value du titre à long terme. Le PEG 5 ans (Thompson Reuters) est de 2,22.

Un investisseur qui aurait acheté au PAPE et revendu le titre à son sommet de décembre 2018, aurait enregistré un gain de 1700 % ! À mon avis, Dollarama est l’exemple parfait d’un titre qui s’appréciera encore fortement ces prochaines années.


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Les informations publiées dans cette chronique ne constituent pas des conseils ou des recommandations formulées par le Journal. Toute personne intéressée doit consulter les conseillers ou professionnels autorisés pour ces fins par l’Autorité des marchés financiers.