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L’été sourit aux producteurs de fraises du Québec

Les cultivateurs pourraient même connaître une année record

Louis Gosselin, propriétaire de la ferme François Gosselin, à l’île d’Orléans, reconnaît que les producteurs comme lui sont choyés jusqu’à maintenant. « On a une récolte avec une belle qualité et de bons volumes », confirme-t-il.
Photo Didier Debusschère Louis Gosselin, propriétaire de la ferme François Gosselin, à l’île d’Orléans, reconnaît que les producteurs comme lui sont choyés jusqu’à maintenant. « On a une récolte avec une belle qualité et de bons volumes », confirme-t-il.

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 Le mois de juillet a été synonyme d’abondance pour les producteurs de fraises du Québec. Si dame Nature continue de collaborer, ils pourraient même connaître une année record. 

 Bien que la saison a commencé avec une dizaine de journées de retard, la qualité des plants est en contrepartie exceptionnelle, selon les agriculteurs consultés. 

 Ces dernières semaines, dans la région de Québec, il a fait chaud, mais pas trop. Il a plu juste assez, et le temps était généralement sec. « On a eu des conditions optimales », explique Louis Gosselin de la ferme François Gosselin, à Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans. 

 Pendant un moment, il y avait tant de fraises que le marché en était inondé. 

 « Assurément, il y en avait beaucoup, mais on en a profité ! On n’a pas jeté de fruits, sauf qu’à un moment donné, les prix sont affectés à la baisse », dit-il. 

 Optimisme 

 Si les stocks paraissent plus faibles ces jours-ci dans les épiceries, c’est seulement parce que la fraise d’été fait tranquillement place à d’autres variétés. 

 À mi-chemin dans leur production, alors que la période de l’autocueillette prend fin pour la plupart, les cultivateurs sont optimistes pour le reste de la saison, même si la météo fait foi de tout. 

 « C’est intéressant, parce que les deux dernières années avaient été plutôt difficiles dans les fraises d’été. Elles avaient été affectées par l’hiver froid et par le manque de neige. Mais là, on est contents. On a eu de bons rendements », continue M. Gosselin. 

 Si le passé est garant de l’avenir, les Québécois pourront donc sans problème savourer des fraises locales jusqu’à la mi-octobre. 

 « C’est peut-être une année record. Ça ne me surprendrait pas. Par contre, on n’a pas encore fini les récoltes. Ça se compare aux bonnes années, on ne se trompe pas en disant ça », affirme Jean-Julien Plante, de la ferme Jean-Pierre Plante, située elle aussi sur l’île d’Orléans. 

 Champs achalandés 

 Au chapitre de l’autocueillette aussi, les échos sont positifs. Sur l’île d’Orléans, la clientèle était au rendez-vous, malgré la publicité négative associée aux nombreux travaux routiers. 

 De son côté, M. Plante a même constaté une augmentation de l’achalandage dans ses champs, qu’il attribue notamment à son virage vers des méthodes biologiques et sans pesticides. « On est satisfaits », dit-il. 

 Au début juin, le ministère des Transports avait annoncé la fin des travaux sur le pont de l’île d’Orléans la fin de semaine et pendant les heures de pointe, mais les entraves certains jours de semaine ont tout de même forcé les producteurs à adapter leurs horaires de livraison, mentionne également M. Plante. 

 La production de fraises au Québec  

  •  Troisième production la plus importante en Amérique du Nord, après la Californie et la Floride 
  •  507 exploitations agricoles en cultivaient en 2018, occupant un total de 2333 hectares 
  •  Deux catégories : les « fraises d’été » (récolte de la mi-juin à la mi-juillet) et les « fraises d’automne » (récolte de la fin juillet à octobre)  

 *Sources : Association des producteurs de fraises et de framboises du Québec et ministère québécois de l’Agriculture