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Sur la route avec une centenaire

Les amateurs de véhicules anciens se sont donné rendez-vous au 38e Granby international ce week-end

Exposition de voiture ancienne
Photo Alex Drouin Hans Meier a exposé fièrement son High-Wheeler 1914 à Granby le week-end dernier.

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GRANBY | Un homme des Cantons-de-l’Est possède peut-être l’une des plus vieux véhicules encore en circulation au Québec alors qu’il roule avec un modèle datant de 1914.

« Je sors mon High-Wheeler quatre à cinq fois par été pour me promener et je dois reconnaître qu’elle attire les regards », indique avec un large sourire Hans Meier, rencontré lors du 38e Granby international qui se terminait dimanche.

Le fermier a toujours aimé les vieilles voitures depuis aussi longtemps qu’il se souvienne.

« J’aime l’odeur de l’huile brûlée », reconnaît l’homme de 68 ans qui a pris possession de cette antiquité en 1995.

Il se souvient qu’il avait remarqué cet utilitaire fabriqué par International Harvester lorsqu’un homme l’avait achetée à l’occasion d’un encan à la suite de la fermeture d’un musée de Granby au début des années 1980.

« À l’époque, je n’avais pas les moyens de me la payer », se rappelle-t-il.

Valeur mystère

Questionné à savoir combien il l’a finalement payée quelques années plus tard, M. Meier a préféré répondre que ça lui avait coûté cher de la racheter à cet homme...

L’ancien propriétaire n’a jamais été en mesure de la faire démarrer, mais M. Meier, lui, a réussi.

« Je l’ai fait démarrer après y avoir travaillé pendant deux semaines, dit-il en haussant les épaules. La mécanique de l’époque n’était pas très compliquée. »

« Il y avait beaucoup de boucane et on ne voyait plus rien en arrière », ajoute-t-il à la blague.

Étonnamment, la vieille camionnette possède toutes ses pièces d’origines et peut atteindre une vitesse de 30 km/h.

« Il est préférable de rouler à 20 km/h, sinon elle commence à vibrer et ce n’est pas agréable », relate-t-il en mentionnant qu’il lui en coûte un peu moins de 100 $ par année pour l’assurer.


SEPT ANS POUR RETAPER UNE VOITURE

<b>Avant</b>
Photo courtoisie
Avant
<b>Après</b>
Photo Alex Drouin
Après

Un mécanicien à la retraite a passé les sept dernières années à retaper une Chrysler 300C 1957 pour l’un de ses amis. « Est-ce que c’est le projet d’une vie ? Je ne sais pas. Mais c’est le projet d’une partie de ma vie », reconnaît Alain Brazeau. Lorsque son ami lui a demandé de travailler sur la voiture très rare qu’il venait de dénicher à New York, l’ancien mécanicien n’a pas hésité une seule seconde.


DE GÉNÉRATION EN GÉNÉRATION

Exposition de voiture ancienne
Photo Alex Drouin

Malgré la douleur de perdre son père, décédé en mai, une femme de Saint-Mathias-sur-Richelieu a bien l’intention de respecter les dernières volontés de son paternel en léguant sa Chevrolet Bel Air 1957 à ses petits-enfants. Chantal Champoux, mère de trois enfants âgés de 3 à 10 ans, sait qu’elle devra s’occuper de ce véhicule que lui a laissé son père Marcel. « Il faisait souvent des tours de voitures avec ses petits-fils, et il n’est pas rare que mon plus vieux me demande quand il pourra la conduire », souligne-t-elle.