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Journée complètement folle

David Perron a maximisé son temps avec la coupe Stanley en Estrie

À Magog, David Perron a célébré avec ses proches et des partisans des Blues.
Photo courtoisie, Audré Kiéffer À Magog, David Perron a célébré avec ses proches et des partisans des Blues.

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MAGOG | David Perron avait la précieuse coupe Stanley l’instant d’une journée, mardi. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas perdu son temps. Dans une journée complètement folle, il l’a trimballée partout en Estrie.

Le champion de 31 ans était plus que prêt pour cet autre rendez-vous avec le trophée, le premier depuis sa conquête au TD Garden de Boston lors du match ultime contre les Bruins le soir du 12 juin.

Aux aurores, il l’attendait à l’aéroport de Sherbrooke pour la ramener à la maison avant d’amorcer sa journée planifiée au quart de tour par des proches. Le hockeyeur des Cantons de l’Est désirait que sa famille profite d’un moment privilégié avec la coupe.

Il a ainsi mangé des céréales et bu du lait au chocolat avec ses enfants dans la coupole avant de picosser dans une poutine sur l’heure du dîner au restaurant Louis Luncheonette. Dans un moment croqué sur le vif à son domicile, on le voit aussi soulever la coupe à bout de bras pendant que son fils, Mason, tient sa réplique soufflée. Une photo qu’il n’oubliera jamais.

Ensuite, au menu de la journée, match de hockey dans la rue devant la maison où il a grandi, arrêt au Palais des sports Léopold-Drolet où l’attendaient plus de 1000 partisans, défilé au centre-ville de Sherbrooke, un saut à Magog, où il mettait sa griffe dans le Livre d’or de la municipalité en bordure du lac Memphrémagog devant des centaines d’amateurs et soirée privée.

« C’est un rêve de revenir chez moi avec le trophée, a-t-il ajouté. Je voulais faire vivre le moment aux gens de ma région. Je sais que la coupe est venue ici dans les dernières années, mais il n’y a pas beaucoup de joueurs d’ici qui l’ont gagnée. Je suis chanceux et privilégié.

« Je me suis promené avec elle toute la matinée. C’est agréable de voir la réaction des gens et de voir la ville embarquer. »

À Magog, David Perron a célébré avec ses proches et des partisans des Blues.
Photo courtoisie, Audré Kiéffer

À la maison

Une fois le défilé terminé à Sherbrooke, Perron a mis le cap sur Magog, où il demeure depuis plus de cinq ans. En retard sur l’horaire de la journée, il a aussi été déjoué par mère Nature.

Alors qu’il devait rencontrer les partisans sur le quai MacPherson, une tempête est montée du lac, forçant les gens à trouver refuge à la Maison Merry. Pas question pour ceux qui attendaient patiemment de rater le passage de la coupe dans leur patelin.

« Ça fait 50 ans que je suis un fan des Blues. J’ai encore de la misère à croire qu’ils ont gagné. C’était en quelque sorte un rêve inatteignable qui s’est enfin réalisé », a signalé Denis Le Jour qui avait enfilé son premier chandail des Blues en pur coton par une chaleur suffocante au lac. Il portait aussi fièrement son t-shirt des champions en plus de sa casquette. Ne manquaient que les caleçons et les sandales aux couleurs de son équipe ! Sa fille Véronique et son petit-fils Loïc portaient quant à eux le nouvel uniforme à la note musicale.

Perron n’a pas manqué de remercier les gens qui avaient bravé la pluie battante et les forts vents pour l’applaudir l’instant d’une dizaine de minutes, entassés dans une salle de la maison culturelle.

« Je suis très fier d’amener la coupe à Magog. Je vis ici avec ma famille et je voulais que les gens puissent vivre ce moment. J’aurais souhaité qu’il fasse soleil, mais la coupe est là pareil. J’ai vraiment vécu une belle journée. »

Il a partagé son moment de réjouissances avec son épouse Vanessa et ses enfants Victoria et Mason.
Photo courtoisie, Audré Kiéffer
Il a partagé son moment de réjouissances avec son épouse Vanessa et ses enfants Victoria et Mason.

Sur un nuage

Celui qui a marqué sept buts et amassé 16 points dans la fameuse épopée en séries éliminatoires des Blues flotte encore sur un nuage. Il ressent encore des frissons à visionner des vidéos de cette conquête.

Cette journée avec la coupe a en quelque sorte mis un point d’exclamation à la folle saison 2018-2019. Perron attend la nouvelle campagne, lui qui a repris l’entraînement il y a quelques semaines.

« Je traîne encore des petits bobos. C’est donc difficile de s’entraîner à fond, mais je vais être prêt. Je vis cela une deuxième année de suite, a précisé l’ancien des Golden Knights de Vegas, finaliste en 2018. Je pensais avoir de la difficulté à commencer la saison l’an dernier et ç’a bien été. J’espère que ce sera la même chose. »

La coupe Stanley a pris le chemin de la Capitale-Nationale alors que c’est l’attaquant Samuel Blais qui profitera de sa journée bien spéciale, mercredi.