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L’art de marquer des buts

Lassi Lappalainen a connu un début fracassant avec l’Impact samedi, en marquant à deux reprises contre l’Union de Philadelphie.
Photo Agence QMI, Dominick Gravel Lassi Lappalainen a connu un début fracassant avec l’Impact samedi, en marquant à deux reprises contre l’Union de Philadelphie.

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Une victoire de quatre buts de l’Impact, c’est ce que le docteur avait prescrit. À eux seuls, Nacho Piatti et Lassi Lappalainen se sont révélés le remède parfait pour le virus qui accablait le Bleu-blanc-noir depuis quatre matchs.

Dans ce match samedi face à l’Union de Philadelphie, les Montréalais ont donné un cours dans l’art de marquer des buts. Les actions qui ont mené à ceux-ci ont été jouées avec précision et qualité, ce qui faisait défaut à l’équipe depuis le début de l’année.

Dans n’importe quel championnat, ça prend du talent pour marquer, mais il faut aussi compter sur les erreurs de l’adversaire. Samedi, c’est ce que l’Impact a fait. Jamais il n’a permis à l’Union de croire qu’il serait en mesure de revenir dans le match.

Du grand Bush

Certes, les visiteurs jouaient bien entre le premier et le deuxième but de l’Impact, mais Evan Bush veillait au grain. Le gardien montréalais a fait des arrêts décisifs pour permettre à son équipe de souffler quelques minutes.

En se fendant de ces arrêts, Bush a coupé les jambes de l’Union en route vers une victoire décisive.

Cette victoire de l’Impact contre la première équipe de l’association de l’Est n’est pas nécessairement une surprise. La surprise, c’est de voir le Bleu-blanc-noir marquer quatre buts dans un match sans qu’un seul ne soit l’œuvre de Nacho Piatti.

Les faiblesses de l’Union

Dans cette rencontre, l’Union a eu beaucoup de difficulté à défendre les transitions rapides des Montréalais. Et il a eu encore plus de difficulté à gérer la vitesse avec laquelle les ailiers montréalais ont attaqué leurs buts.

De cette façon, l’Impact a exposé certaines faiblesses des meneurs de l’Est, ce qui pourrait avoir des répercussions sur leur fin d’année.

Même si le match était déjà plié à 3-0, le quatrième but de l’Impact explique cet état des faits. Rarement un joueur est-il en mesure de prendre le ballon au 20 mètres dans son territoire et courir sur plus de 60 mètres sans être embêté pour finalement marquer. Okwonkwo l’a fait au moment où la défense adverse était franchement en déroute.

Finalement, l’Impact nous a donné le droit de dire que samedi, c’était un match parfait. Pas seulement à cause de la victoire et des trois points qui accompagnent celle-ci, mais la manière avec laquelle elle a été acquise redonne un peu d’espoir envers cette saison 2019.

Le verre à moitié plein

L’instabilité dans les performances définit la saison de l’Impact jusqu’ici. En somme, on pourrait mettre l’accent sur plusieurs aspects négatifs qui ont rythmé l’année. Mais si on se maintient dans l’instant présent, si on regarde froidement la situation, le Bleu-blanc-noir n’est qu’à quelques victoires des séries éliminatoires.

De plus, le XI montréalais s’apprête d’ici quelques jours à disputer la demi-finale du championnat canadien contre un adversaire qui est à sa portée. Et, si on se devance, une finale se profile à l’horizon pour l’Impact contre un Toronto FC qui ne connaît pas ses meilleurs moments par les temps qui courent.

Donc, il existe encore plusieurs scénarios où l’Impact fait tourner sa saison et la transforme en grand succès.

Ajoutez les arrivées de Lappalainen et Piatti que je considère presque comme une nouvelle signature puisqu’il a raté la majorité des matchs cette saison, et les partisans de l’Impact ont tout ce qu’il faut pour rester positif.