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Les noces de Figaro: séduction et quiproquos

La soprano Catherine Saint-Arnaud et le baryton basse Scott Brooks, qui personnifient Susanna et Figaro, allient, avec beaucoup d’habileté, jeu et chant.
Photo Simon Clark La soprano Catherine Saint-Arnaud et le baryton basse Scott Brooks, qui personnifient Susanna et Figaro, allient, avec beaucoup d’habileté, jeu et chant.

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La relève en art lyrique est foisonnante au Canada. C’est ce que l’on constate avec Les noces de Figaro, spectacle présenté à l’occasion du Festival d’opéra de Québec.

Pour une troisième année consécutive, Jeunesses Musicales Canada y présente une de ses productions. Après Don Giovanni (2017) et La Belle Hélène (2018), c’est au tour des Noces de Figaro de Mozart, dans la version italienne avec des surtitres français et anglais.

Cet organisme a pour mission de favoriser la diffusion de la musique classique auprès des jeunes et de soutenir les jeunes instrumentistes, chanteurs et compositeurs professionnels.

À l’affiche à nouveau, ce soir et vendredi, à guichets fermés, au Théâtre La Bordée, Les noces de Figaro effectuera une tournée de 21 spectacles au Québec et dans les Maritimes, à partir du 3 octobre.

Cet opéra de Mozart raconte les embrouilles, les tentatives de séduction et d’infidélités et les quiproquos autour du mariage de Figaro.

Adapté dans une formule pour cinq voix et un pianiste, l’opéra se concentre sur les couples du comte et de la comtesse Almaviva et celui de Figaro et Susanna. C’est léger et divertissant.

Tout un contraste au lendemain de la première de l’impressionnant Vaisseau fantôme de Wagner.

Odéi Bilodeau (comtesse Almaviva), Scott Brooks (Figaro), Stephen Duncan (comte Almaviva), Marie-Andrée Mathieu (Cherubino) et Catherine Saint-Arnaud (Susanna) offrent tous de belles performances vocales sur les planches.

Une «claque» méritée

Le baryton-basse Scott Brooks sort du lot avec un bel alliage voix et jeu. Le chanteur originaire de Vancouver a du charisme et une présence très théâtrale dans le rôle de Figaro.

Catherine Saint-Arnaud se distingue aussi dans le rôle de Susanna, par son aisance, sa prestance et une voix de soprano qu’elle déploie avec facilité.

La mezzo-soprano Marie-Andrée Mathieu propose un Cherubino fort amusant. La jeune femme de Québec offre aussi de beaux moments vocalement.

Après une première partie réussie, les choses s’étirent un peu. Avec un spectacle totalisant deux heures et trente, incluant un entracte, la formule intimiste, avec un seul musicien, atteint un peu ses limites. Les airs finissent un tantinet par tous se ressembler. Chapeau au pianiste ontarien Bryce Lansdell qui livre, seul et sans moment de répit, la trame musicale. La « claque » reçue, à la fin du concert, était bien méritée.

Bien rendue, cette version des Noces de Figaro est légère, divertissante et agrémentée par des voix talentueuses.