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Affaire Wettlaufer: des mesures proposées pour éviter les meurtres en série dans les foyers

Affaire Wettlaufer: des mesures proposées pour éviter les meurtres en série dans les foyers
Photo d'archives

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Les centres de soins de longue durée de l’Ontario devraient miser sur une formation améliorée de leurs employés et un meilleur contrôle de la gestion des médicaments pour éviter que d’autres meurtres en série de personnes âgées ne surviennent.

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Ces mesures figurent parmi les 91 recommandations faites par la commissaire de l’enquête déclenchée dans la foulée de l’affaire Wettlaufer, dans son rapport dévoilé mercredi.

L’ex-infirmière ontarienne Elizabeth Wettlaufer a été condamnée à la prison à vie pour avoir tué huit résidents de foyers où elle a travaillé entre 2006 et 2016. Celle-ci aurait empoisonné ses victimes en leur administrant de fortes doses d’insuline.

«Les foyers de soins de longue durée doivent apporter des modifications au système de gestion des médicaments afin de dissuader les membres du personnel de détourner les médicaments et d’augmenter la possibilité qu’ils soient pris sur le fait s’ils le font», a ainsi conclu la commissaire Eileen E. Gillese.

Elle propose notamment d’améliorer les analyses qui sont faites quand des incidents liés à des médicaments surviennent ainsi que d’augmenter le nombre d’employés autorisés dans les centres de soins de longue durée.

Plusieurs recommandations s’adressent au ministère ontarien des Soins de longue durée, comme celle de mettre sur pied une unité spécialisée visant à instaurer des pratiques exemplaires dans les foyers et à proposer des programmes de formation d’appoint pour les employés de ceux-ci.

Au terme de deux ans d’enquête publique, un des principaux constats que dresse la commissaire Gillese est que personne dans le système des soins de longue durée aux aînés n’avait pensé qu’un employé pourrait commettre pareil crime qu’Elizabeth Wattlefer.

Mme Gillese ne conclut donc à aucune inconduite individuelle, mais parle plutôt de «vulnérabilités systémiques» auxquelles il faut s’attaquer.

«Il serait également contre-productif de conclure à l’existence d’une inconduite, car le fait de blâmer des personnes ne remédierait pas aux problèmes systémiques, ne préviendrait pas des tragédies semblables et n’encouragerait pas les intervenants du système de soins de longue durée à apporter les changements demandés dans le rapport», a-t-elle expliqué.