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Chantiers majeurs: la Fédération des entreprises invite le maire Labeaume à indemniser ses commerçants

Chantiers majeurs: la Fédération des entreprises invite le maire Labeaume à indemniser ses commerçants
Photo d'archives Jean-François Desgagnés

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La Ville de Québec doit se doter «d’une politique digne de 2019» pour aider ses commerçants à passer au travers des chantiers majeurs et qui inclut une indemnisation. 

C’est l’opinion de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui a envoyé récemment une lettre au cabinet du maire de Québec, Régis Labeaume, pour lui faire part de ses recommandations pour la gestion de situations comme celle que vivent les commerçants de la route de l’Église. Avec les travaux majeurs sur cette artère, plusieurs déclarent des pertes importantes et un restaurateur a dû mettre la clé sous la porte. 

«La Ville de Québec, comme les autres villes au pays, doit se doter d’une politique digne de 2019 pour gérer les projets d’infrastructures maintenant et dans le futur», a exprimé Simon Gaudreault, directeur principal de la recherche nationale à la FCEI. Dans cette optique, un programme d’indemnisation des pertes encourues est un «incontournable», selon la Fédération. «Si on ne le fait pas maintenant, de toute façon ça va revenir parce qu’il va y avoir plus de projets d’infrastructures dans l’avenir. (...) C’est juste de la bonne gestion.»

Donner l'exemple

Selon M. Gaudreault, les commerçants sont la force vive des artères et les Villes majeures comme Québec doivent donner l’exemple. «Ça ne sert à rien de refaire la rue principale si les commerçants qui maintenaient sa vitalité avant ne sont plus là parce qu’on n’a pas réussi à les faire passer au travers.»

Il souligne qu’outre le programme d’indemnisation, quatre autres éléments sont essentiels à la bonne gestion de ce type de situations : une consultation suffisamment longue en amont, une bonne gestion des travaux pour éviter de creuser au même endroit plusieurs fois, un processus contractuel qui prévoit des pénalités en cas de retard et des primes pour des travaux réalisés plus rapidement que prévu et une communication sur le terrain qui inclut la présence d’un agent de liaison auquel les commerçants peuvent se référer. 

Aller plus loin

«Mitiger l’impact des travaux des chantiers, c’est maintenant aussi dans la question de l’environnement d’affaires et les municipalités doivent s’y attarder en 2019. On est rendus là et ça prend quelque chose qui va plus loin que de dire qu’on met le dépliant dans la boîte à malle du commerçant et qu’on les invite à une séance d’information il y a deux mois.»

La FCEI n'a pas rendu publique la lettre envoyée au cabinet de M. Labeaume, mais elle offre son «entière collaboration» à la Ville de Québec, si elle souhaite aller de l'avant avec la mise en place d'une politique complète sur la question.

La semaine dernière, le vice-président du comité exécutif, Rémy Normand, avait rejeté l’indemnisation et avait invité les commerçants à s’interroger sur la gestion de leur entreprise.