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De nouvelles trouvailles visuelles dans «Nezha, l’enfant pirate»

De nouvelles trouvailles visuelles dans «Nezha, l’enfant pirate»
COURTOISIE ALEX PAILLON

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MONTRÉAL | Des 15 acrobates qui donnaient corps à Nezha, l’enfant pirate en 2018, seulement deux ont renfilé leurs costumes cette année. Or, l’arrivée d’une nouvelle équipe de virtuoses physiques a ouvert un autre monde de possibilités au metteur en scène Frédéric Bélanger, qui s’est encore davantage gâté avec les effets visuels.

«Ça nous permet d’aller encore plus loin, a expliqué ce dernier en entrevue. De tous nos acrobates, douze ont une formation en danse. On ne pouvait pas passer à côté de ça. On a donc engagé une chorégraphe, qui a bonifié les numéros.»

Pour son deuxième été à l’amphithéâtre Québecor de la Cité de l’énergie, à Shawinigan, la production du Cirque Éloize – rapidement présentée à guichets fermés l’an dernier – prend ainsi «une coche de plus», n’a pas hésité à affirmer Frédéric Bélanger, aussi auteur de la fresque, en raison des segments dansés et de certaines nouvelles disciplines insérées dans les tableaux.

De nouvelles trouvailles visuelles dans «Nezha, l’enfant pirate»
Photo COURTOISIE ALEX PAILLON

«Le spectacle demeure le même, mais on a essayé de maximiser les numéros de groupes. C’est la grande force. Je ne veux pas cracher sur l’équipe de l’année dernière, mais cette année, on avait plus de temps. L’an dernier, on avait dû annuler un numéro dans l’eau parce qu’il y avait eu des blessés. Il nous manquait aussi un côté sensuel, qu’on a pallié avec un numéro de trapèze qui est, selon moi, merveilleux», a détaillé le créateur, en évoquant cette nouvelle séquence où les artistes sont suspendus dans le ciel, pendant que la rivière Saint-Maurice est éclairée d’une centaine de bougies, ou celle où un théâtre d’ombres prend vie dans la forêt.

De nouvelles trouvailles visuelles dans «Nezha, l’enfant pirate»
Photo COURTOISIE CIRQUE ÉLOIZE

«Mini Vegas»

L’élaboration de «Nezha, l’enfant pirate» a été la concrétisation d’un fantasme de petit garçon pour Frédéric Bélanger, qui s’est de surcroit inspiré de ses trois fils pour en dessiner la trame. L’homme souhaitait concevoir une histoire de pirates, en évitant de verser «dans le cliché de Pirates des Caraïbes, qu’on a vu beaucoup», a-t-il dit.

Le souvenir de celle qui est considérée comme la plus grande pirate de tous les temps, la Chinoise Ching Shih – «devenue tellement puissante que l’empereur de Chine l’a graciée et engagée à ses côtés», a précisé Frédéric Bélanger – a servi de point de départ à l’intrigue, celle-ci devenant prétexte à explorer les beautés de la culture asiatique.

De nouvelles trouvailles visuelles dans «Nezha, l’enfant pirate»
Photo COURTOISIE CIRQUE ÉLOIZE

De nouvelles trouvailles visuelles dans «Nezha, l’enfant pirate»
COURTOISIE CIRQUE ÉLOIZE

«Deux mondes s’affrontent, et un enfant, entre les deux, essaie de les réconcilier», a résumé Frédéric Bélanger.

«Les Québécois sont de plus en plus habitués de voir du cirque. Le cirque est souvent un enchainement de disciplines, de numéros qui se veulent impressionnants, enrobé d’un thème. Nous, on voulait créer un spectacle familial, suivre une histoire sans devoir ajouter trop de texte, pour que ça soit le plus minimaliste possible, et respecter la signature d’Éloize, qui réside dans la poésie de l’image», a dépeint le grand manitou de l’aventure, ajoutant au passage que le Cirque Éloize, avec Nezha, l’enfant pirate, tient à se différencier du Cirque du Soleil qui offre, quelques kilomètres plus loin, à Trois-Rivières, la rétrospective-hommage Joyeux Calvaire, dédiée à l’œuvre des Cowboys Fringants.

Celui qui a signé sa première collaboration avec le Cirque Éloize en agissant à titre de conseiller sur le spectacle Saloon s’émerveille encore de toutes les prouesses visuelles que permet le site enchanteur de la Cité de l’énergie avec Nezha, l’enfant pirate.

De nouvelles trouvailles visuelles dans «Nezha, l’enfant pirate»
Photo COURTOISIE CIRQUE ÉLOIZE

«La force de l’amphithéâtre, c’est la nature. La scène pivote sur 360 degrés, et on se retrouve devant la rivière, puis une forêt, puis les quatre éléments, l’eau, l’air, la terre et le feu. Il faut habituellement aller à Vegas pour voir ce genre de trucs-là, avec autant de moyens, et on a ça, ici, au Québec, bien gardé à Shawinigan. Même moi, je n’avais vu ça, j’avais l’impression de me faire offrir un jouet!»

Jusqu’ici présenté à 21 h 30, du mardi au samedi, Nezha, l’enfant pirate commence désormais à 21 h, pour faciliter l’horaire des familles. Le spectacle est présenté à l’amphithéâtre Québecor de la Cité de l’énergie de Shawinigan jusqu’au 17 août.