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Le Québec appelle Equifax

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Dès que Desjardins a annoncé qu’elle avait été l’objet d’un vol de données de ses membres et qu’elle offrait à ceux-ci une surveillance de leur dossier de crédit par Equifax, je savais que ça serait compliqué.

Ce n’est pas comme si Equifax ne devait pas elle-même payer 700 millions $ de pénalité aux États-Unis suivant la fuite des données de 150 millions de clients en 2017. L’entreprise, qui fait le commerce d’amasser vos informations personnelles et qui vous fait payer pour avoir le privilège de les consulter, n’est pas réputée pour être de commerce agréable.

Francophones

Ça n’a pas manqué le coup.

Je me suis inscrit chez Equifax dès que j’ai reçu ma lettre de Desjardins. On me dit que je vais recevoir un courriel de confirmation. Quand je reçois le message, je clique sur le lien et je complète les informations demandées, en prenant bien soin de ne pas mettre d’accent sur les lettres de mon adresse, comme on l’indique.

Mais, voilà, j’avais déjà pris un abonnement pour consulter mon dossier de crédit en 2014. Je dois donc récupérer mon ancien compte et, pour ce faire, répondre à une question de sécurité. J’ai répondu correctement, mais j’ai mis un accent dans la réponse, puisque ce n’était pas indiqué de ne pas le faire. Comme Equifax n’aime pas servir des clients francophones, tout a bloqué. Je dois appeler pour régler tout ça.

En vacances

Samedi, j’ai attendu pendant deux heures et quarante-trois minutes, avant de raccrocher. Hier, à 13 h, un des numéros était hors service. Un autre disait de rappeler pendant les heures d’ouverture, entre huit heures du matin et minuit...

Un bref sondage sur Facebook m’a permis de constater qu’aucun de mes contacts n’a réussi à se faire répondre au téléphone par Equifax.

Bref, Equifax, reviens de vacances, on a affaire à toi.

Et, Desjardins, je pense qu’Equifax ne livre pas à tes membres le service pour lequel tu payes.