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Violence conjugale: six mois de prison pour s’être «déchaîné» contre sa conjointe

Steve St-Amand a tenté de se cacher en entrant dans la salle de cour, pour n’en sortir que par le bloc cellulaire. 
Photo Nicolas Saillant Steve St-Amand a tenté de se cacher en entrant dans la salle de cour, pour n’en sortir que par le bloc cellulaire. 

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Un récidiviste de la violence conjugale, qui en était à son troisième passage devant les tribunaux pour ce type de crime, a finalement été condamné à une peine de six mois d’emprisonnement pour s’être «littéralement déchaîné» sur son ex-conjointe.

Le 24 septembre 2017, une série de remarques désobligeantes entre la victime et l’accusé, Steve St-Amand, avaient « alourdi » l’atmosphère tout au long de la journée jusqu’à ce que des cannettes échappées au sol par la plaignante fassent exploser l’accusé. Une vadrouille ainsi que des injures ont alors été lancées.

Quelques minutes plus tard, une lumière allumée par la victime pendant que l’homme de 47 ans dormait a mis de nouveau en colère ce dernier. En réaction, St-Amand s’en est pris physiquement à sa conjointe, qui a témoigné que les «coups de poing pleuvaient».

Après avoir été frappée au visage, projetée au sol par les cheveux et rudoyée de coups de pied, la femme a tenté de prendre son cellulaire pour appeler le 911. Une fois de plus, l’accusé s’est imposé en saisissant le cellulaire et en le projetant par la fenêtre.

Réfugiée chez un voisin

Au total, trois épisodes de violence ont eu lieu au cours de cette soirée avant que la victime se sauve, le visage en sang. «Il faut être terrifié pour se sauver de chez soi et se réfugier chez son voisin», a raconté le juge Denis Lavergne.

La femme, qui a eu les yeux «au beurre noir» pendant des semaines après son agression, n’a toujours pas recommencé à travailler. Pourtant, le vendeur chez un concessionnaire de voitures, accompagné de sa nouvelle conjointe, a dit que c’était la victime qui était «l’instigatrice» de ses blessures.

Déjà reconnu coupable de deux accusations de violence conjugale en 1999 et 2011, le juge s’est inquiété que St-Amand n’ait pas pris au sérieux les «avertissements» des tribunaux.

L’accusé avait obtenu une absolution inconditionnelle pour ses gestes. Une sentence de prison était donc nécessaire pour qu’il comprenne le message, a fait valoir le juge. Steve St-Amand a donc été conduit en cellule pour les six prochains mois.