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Un pilote disparaît près de Val-d’Or

L’aviateur s’est trouvé à des centaines de kilomètres de sa destination initiale pour une raison encore inconnue

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Un petit avion qui devait survoler l’Est américain est porté disparu depuis lundi près de Val-d’Or, à quelque 800 km de sa destination prévue, faisant craindre le pire pour le pilote.

Le Beechcraft Bonanza a pris son envol lundi peu avant 16 h (heure de Montréal) de l’aéroport d’Oshkosh, au Wisconsin. Il devait se rendre à Danbury, au Connecticut.

Selon les informations publiées par le site web flightradar24, l’engin serait disparu de la carte vers 19 h 10 bien loin et dans le sens contraire de sa destination: près de Senneterre, en Abitibi-Témiscamingue.

L’avion de type Beechcraft Bonanza, dans lequel se trouvait uniquement le pilote. 
Photo courtoisie, Forces armées canadiennes
L’avion de type Beechcraft Bonanza, dans lequel se trouvait uniquement le pilote. 

Le pilote, dont l’identité n’a pas été révélée par les autorités, n’a depuis donné aucun signe de vie.

Selon les Forces armées canadiennes (FAC), qui ont enclenché des recherches aériennes dès mardi, l’homme aux commandes aurait tenté d’éviter « une grosse tempête » lorsqu’il s’est dirigé vers le Québec.

« Comme l’enquête se poursuit, nous n’avons pas d’autres détails pour le moment », a indiqué Jessica Lamirande, porte-parole pour les FAC.

L’armée n’a capté aucun signal de détresse d’une balise d’urgence ELT.

Quartier général

Mercredi, des avions et un hélicoptère de l’armée patrouillaient dans un secteur situé au nord-est de Senneterre pour tenter de trouver le monomoteur blanc. La Garde côtière canadienne, la Sûreté du Québec et Sauvetage et recherche aériens du Québec (SERABEC) contribuent également aux recherches.

Un quartier général de recherche a été établi à l’aéroport de Val-d’Or, mercredi.

Selon deux experts en aviation que Le Journal a pu consulter, le fait de dévier de sa trajectoire sur plusieurs centaines de kilomètres pour des raisons météorologiques est pour le moins inhabituel.

« C’est quand même étrange. Parce que s’il y a une si grosse cellule orageuse, le pilote va simplement atterrir au petit aéroport le plus près, attendre que ça passe et repartir deux ou trois heures plus tard », a indiqué Claude Fortin, expert en aviation civile.

Ennui de santé ?

M. Fortin croit qu’un ennui de santé en vol pourrait expliquer cette trajectoire.

« Est-ce que le pilote a eu un malaise ? Il y a vraiment quelque chose de louche qui s’est passé, peu importe ce que c’est », a-t-il ajouté.

Des propos qui ont trouvé écho chez Jean Lapointe, un autre spécialiste en aviation civile.

« Lorsqu’on rencontre une cellule orageuse, dit-il, on va contourner par environ 15 km. Jamais par des centaines de kilomètres. »

Ce dernier croit également que quelque chose d’anormal s’est produit, comme un problème de santé soudain.

« Peut-être qu’il volait encore, mais qu’il n’était plus cohérent, à la suite, peut-être, d’un accident vasculaire cérébral », a-t-il avancé.

M. Lapointe croit cependant que le pilote était expérimenté, puisque l’aéroport d’Oshkosh, très achalandé, exige une certaine expérience.

Trajectoire bizarre

L’avion qui a décollé de Oshkosh, au Wisconsin, devait atterrir à Danbury, au Connecticut. Pour une raison inconnue, il a disparu du radar près de Val-d’Or, en Abitibi-Témiscamingue.

Écrasements mortels cet été

17 juin

Écrasement d’un biplace à Saint-Jean-Port-Joli. Un mort.

1er juillet

Écrasement d’un ultraléger dans un verger de Rougemont. Deux morts.

10 juillet

Écrasement de l’hélicoptère du président de Savoura Stéphane Roy, dans les Laurentides. Deux morts.

12 juillet

Écrasement d’un hydravion dans le Nord-du-Québec. Trois morts.

15 juillet

Écrasement d’un avion d’Air Saguenay dans un lac du Labrador. Quatre morts et trois disparus.