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Un répartiteur du 911 coupable d’agression sur une policière

Frédéric Guénette-Mégélas
Photo tirée de LinkedIn Frédéric Guénette-Mégélas
Coupable

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Le béguin persistant d’un répartiteur du 911 pour une policière de la couronne nord de Montréal vient de lui valoir une condamnation criminelle pour agression sexuelle.

La victime, dont l’identité ne peut être révélée sur ordre du tribunal, était tombée dans l’œil de Frédéric Guénette-Mégélas­­­ au moins un an avant l’agression, d’après un récent jugement dont Le Journal a obtenu copie.

L’accusé de 37 ans la complimentait par texto et l’avait même invitée à venir passer la nuit chez lui quelques mois avant l’agression, ce que la policière avait refusé.

Le 20 juillet 2017, Guénette-Mégélas s’est présenté à un party-piscine dans une résidence de Boisbriand, auquel la plaignante participait également.

Les invités fêtaient la fin d’une période de travail continu de 21 jours, dont les sept derniers avaient été effectués sur la relève de nuit.

Après avoir profité du soleil et consommé de l’alcool pendant une partie de la journée, la victime est allée s’étendre au sous-sol de la maison, toujours vêtue de son bikini.

La policière a été tirée de son sommeil par une personne lui faisant des attouchements au vagin.

Elle a lancé à l’homme agenouillé auprès d’elle : « Laisse-moi tranquille, je veux dormir ».

Réalisant qu’il s’agissait de l’accusé et qu’il tentait de l’embrasser, la jeune femme s’est retournée pour l’en empêcher.

« Tu es sûre, tu ne veux pas que je continue... » a alors répondu Guénette-Mégélas, ce à quoi la victime a répliqué par un nouveau refus.

« Un bon Jack »

La policière n’a pas porté plainte immédiatement, estimant que « l’accusé était dans le fond un “bon Jack” qui avait fait une niaiserie », mais elle s’est ravisée quelques mois plus tard.

Lors du procès, qui s’est tenu en juin au palais de justice de Saint-Jérôme, la défense a laissé sous-entendre que la victime pouvait avoir halluciné l’agression sexuelle vu son état d’ébriété.

L’accusé soutenait n’être allé voir la jeune femme que pour lui proposer de la reconduire chez elle, ce que le juge Paul Chevalier a balayé du revers de la main.

« Le Tribunal est convaincu hors de tout doute raisonnable que la vérité réside dans la version de [la plaignante], confirmée par plusieurs éléments de preuve », a tranché le magistrat lundi.

– Avec la collaboration de Christian Plouffe