/entertainment/music
Navigation

Festivent: X Ambassadors a dû travailler fort

La formation n’a pas ménagé les efforts pour conquérir le public

Coup d'oeil sur cet article

Les musiciens de X Ambassadors ne l’ont pas eu facile, mais ils ont réussi, avec leur immense énergie, à aller chercher le public, jeudi, lors de la deuxième soirée musicale du Festivent Ville de Lévis.

La formation originaire d’Uthica dans l’État de New York a dû, il faut l’avouer, travailler fort.

La foule, qui était nombreuse, semblait un peu engourdie, lorsque X Ambassadors a entrepris sa prestation avec Hey Child de son nouvel album Orion, lancé le 14 juin dernier.

En salopette, le chanteur et ­multi-instrumentiste Sam Harris tente, du mieux qu’il peut, de faire embarquer un public qui met du temps à réagir.

« Lévis, comment allez-vous ? On a un gros spectacle pour vous. Êtes-vous prêts ? », a-t-il lancé avant une solide version de Jungle.

Le trio, accompagné sur scène par deux musiciens, est dynamique. Il y a de l’énergie et la sonorisation est impeccable.

Derrière ses claviers, Casey Harris, frère du chanteur, qui est aveugle depuis sa naissance, tape du pied, danse et vibre au rythme de la musique.

Sam Harris et les musiciens n’ont pas ménagé les efforts et petit à petit, ils ont été récompensés. Le public a commencé à réagir et à manifester son plaisir durant Don’t Stay et avec le simple Ahead of Myself.

On sentait que la mission avait été accomplie, même si les gens dans la tente VIP, occupés à parler et à s’esclaffer, semblaient avoir très peu d’intérêt pour le concert.

Après une interprétation sentie de Low Life et une vibrante History, livrés par Sam Harris, seul à la guitare, et une très belle Wasteland, X Ambassadors a sorti ses bombes Unsteady et Renegades, chantées par la foule.

Rick Pagano

Photo Simon Clark

En première partie, Rick Pagano, demi-finaliste de l’édition 2019 de l’émission La Voix, a offert une prestation d’une heure, où il a notamment interprété les cinq pièces que l’on retrouvera sur un EP qui sera ­lancé en octobre.

« J’en aurais pris encore plus. C’est mon troisième spectacle depuis La Voix. C’était fou et exaltant », a lancé Rick Pagano en sortant de scène, après avoir mis un terme à sa prestation avec sa reprise de Rêver Mieux de Daniel Bélanger.

Il a interprété la très rock Only the Good Die Youg, Toronto Dominium, Donald’s Redemption, Molly et Clones que l’on retrouvera sur le EP. Quatre titres en anglais et un en français. Un album enregistré avec les musiciens de Marc Dupré.

Photo Simon Clark

Le Journal a eu la chance d’assister à son « tour de chant » à partir de la scène, à travers des effets de fumée, soufflés par des ventilateurs.

Lorsque le chanteur et ses musiciens sautillent, le plancher de scène tremble. Même chose au rythme des sonorités de basse.

Derrière les tours de sonorisation, Rick Pagano avait, dans son champ de vision, trois montgolfières gonflées, au sol, représentant un cowboy et, côte à côte, Titi et Grosminet. Amusant.

Photo Simon Clark

Rick Pagano a aussi fait quelques reprises avec Sweet Dreams des Eurythmics, When You Were Young des Killers, Somewhere Only We Know de Keane et WAYN de sa formation Final State.

Pierre-Olivier Couturier et William Hennessey sont venus rejoindre le chanteur, sur scène, pour interpréter Our Hearts du projet 12345.

On pourra revoir Rick Pagano le 14 décembre au Théâtre Petit Champlain.