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Un camion s'encastre violemment dans un immeuble à Sherbrooke

Le conducteur sera accusé de facultés affaiblies

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SHERBROOKE | Un homme de l’Estrie a connu un réveil brutal, jeudi, lorsque son salon a été embouti par un camion dont le conducteur sera accusé de conduite avec les facultés affaiblies.

J’étais sous le choc », lance Louis-Philippe­­­ Paul, 22 ans, peu après que tout un pan de son appartement de la rue Short à Sherbrooke a été détruit vers 8 h 45 par un camion pick-up tirant une remorque.

Personne n’a été blessé. Le jeune homme s’estime tout de même chanceux de ne pas avoir été dans la pièce, lui qui se lève souvent tôt pour jouer à des jeux vidéo à l’endroit même où le véhicule a terminé sa course folle.

En journée, jeudi, lors du passage du Journal, des travailleurs s’affairaient à colmater les trous béants laissés par la folle chevauchée du camion.
Photo Alex Drouin
En journée, jeudi, lors du passage du Journal, des travailleurs s’affairaient à colmater les trous béants laissés par la folle chevauchée du camion.

Juste de l’autre côté

L’impact a été si violent que des policiers qui se trouvaient dans le poste de police de l’autre côté de la rue ont accouru.

Le conducteur du véhicule comparaîtra vendredi au palais de justice, a indiqué jeudi le Service de police de Sherbrooke.

« Il va passer la nuit [celle de jeudi] dans nos cellules et sera accusé d’avoir conduit un véhicule avec les facultés affaiblies par de la drogue et de bris de probation », a dit jeudi la porte-parole Isabelle Gendron.

Le bris de probation serait lié à une interdiction d’avoir en sa possession certains objets. Sans révéler l’identité du conducteur, Mme Gendron a précisé qu’il était connu des services policiers.

Bris mécanique

L’enquête se poursuit, alors que la police n’écarte pas la possibilité qu’un bris mécanique soit à l’origine de l’accident.

Une voisine a rapporté que le camion appartenait à une compagnie de déménagement qui en effectuait un non loin du domicile de M. Paul.

Les occupants du véhicule auraient commencé le déménagement la veille, et devaient le finir jeudi matin.

Lors d’un appel au bureau de la compagnie O.P.C. Déménagement, un employé qui n’a pas donné son identité a confirmé qu’il s’agit bien de l’entreprise impliquée, avant de raccrocher.

En journée jeudi, des travailleurs s’affairaient à colmater les trous béants laissés par le véhicule. Louis-Philippe Paul a été évacué, mais les autres locataires de l’immeuble ont pu rentrer chez eux.

« Je m’inquiète pour mon matériel, car je n’ai pas d’assurance », se désole M. Paul.