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Erreurs dispendieuses!

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Photo d'archives, AFP Les Rangers ont racheté le contrat du défenseur Kevin Shattenkirk après une saison désastreuse à New York.

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Donc, les Rangers de New York ont décidé de racheter le contrat de Kevin Shattenkirk.

Lors de son embauche, après un court passage fort décevant à Washington, les Rangers se félicitaient d’avoir recruté un défenseur droitier qui allait assurer une stabilité à la défensive, mais, et surtout, qui allait donner du lustre à l’attaque massive de l’équipe.

Shattenkirk n’avait-il pas embelli son curriculum vitae à St. Louis alors qu’il sema la terreur chez les gardiens ennemis en supériorité numérique?

Bref, les décideurs des Rangers croyaient avoir réalisé un coup fumant.

Sauf que, dans l’engouement d’ajouter un vétéran avec une fiche impressionnante, les Rangers oublièrent un détail important : à Washington, avec une équipe flamboyante en attaque, il fit chou blanc.

Aujourd’hui, le système du plafond salarial les oblige à corriger une erreur qui se veut très dispendieuse et lourde de conséquences. Il faut croire qu’on doit y aller avec prudence quand on veut embaucher un patineur ayant passé quelques années à Washington.

Dois-je vous rappeler que Karl Alzner a joué aux côtés de John Carlson? Il a évolué en compagnie des meilleurs effectifs des Capitals.

Les décideurs

Il a immédiatement retenu l’attention des décideurs du Centre Bell. Enfin, se disait-on, on a l’opportunité d’acquérir par le biais du marché des joueurs autonomes sans restriction, un vétéran défenseur gaucher.

On connaît le reste de l’histoire.

Comment Marc Bergevin et son groupe ont-ils pu tomber dans le piège d’un défenseur n’ayant plus les ressources pour évoluer dans une ligue rapide, jeune, alors que la parité demande à un athlète de se surpasser soir après soir?

Alzner n’avait-il pas été relégué à un rôle de réserviste ou encore de sixième défenseur par Barry Trotz?

Comme dans le cas de Shattenkirk, on a cru à un concours de circonstances. Aux côtés de Shea Weber, il n’y aurait pas de soucis, croyait-on. À New York, on a cru à un retour en force de Shattenkirk surtout avec la brigade défensive qui, il y a deux ans, était guidée par Ryan McDonagh.

Ça n’a pas fonctionné.

Comment se sortir d’impasse ? Il y a deux solutions. Envoyer le joueur dans la Ligue américaine, inscrire sur le plafond salarial une partie de son salaire, et merci pour les services.

Somme appréciable

Ou encore, comme le font les Rangers racheter le contrat de Shattenkirk, et inscrire une somme appréciable sur la masse salariale pour un joueur fantôme.

En fait, les Rangers devront inscrire une somme de plus de 6 millions $ en 2020-21 pour le joueur fantôme.

C’est justement pour cette raison que le système ne fonctionne pas. Les directeurs généraux sont payés pour réaliser des coups fumants. Pour assurer que les organisations qu’ils représentent respectent des standards d’excellence.

Sauf qu’ils ne sont pas à l’abri d’une erreur.

Et que leur offre le système actuel pour corriger cette gaffe?

En commettre une autre.

Je veux bien croire que Gary Bettman se pète les bretelles chaque fois qu’on parle de la parité. Mais, ne devrait-on pas manifester un peu de respect pour la clientèle? On peut toujours avancer qu’une équipe doit s’assurer d’avoir les personnes qualifiées aux positions stratégiques. D’accord à 100%. Mais ne pourrait-on pas trouver un moyen pour qu’on puisse réparer une erreur et ainsi permettre aux consommateurs d’entretenir toujours l’espoir de voir leur formation préférée demeurer dans la course?

Le système de la NFL

Au football américain, alors qu’on doit respecter un plafond salarial, un joueur qui ne répond pas aux attentes peut perdre son statut après la première année. Les bonis à la signature seront respectés, mais l’équipe n’aura pas à hypothéquer sa masse salariale. Elle aura l’occasion de réparer son erreur.

Au baseball, on s’en remet à une taxe de luxe.

Si tu veux aller au-delà des limites salariales, ça va coûter des millions.

Cool, disent les équipes riches, on va payer.

Au hockey, on s’attarde de plus en plus aux joueurs blessés. Les Maple Leafs de Toronto, les Sénateurs d’Ottawa et les Red Wings de Detroit parviennent à contourner le système en embauchant des joueurs qu’ils pourront éventuellement placer sur la liste des blessés pour une longue période.

Mais est-ce la bonne formule?

Absolument pas. Elle confirme les faiblesses du système.

Vacances, négos...

Pour certains décideurs, le mois d’août, habituellement, est un mois idéal pour lever un peu le pied et profiter de quelques jours afin de refaire le plein.

Pour d’autres, ceux qui ont changé d’employeurs, c’est l’occasion de mieux se familiariser avec un nouvel environnement. Et, il y a toujours quelques dossiers sur le bureau qui ne peuvent plus attendre.

Mais, ce qui suscitera de l’intérêt dans les prochaines semaines, ce seront les négociations entre les propriétaires et les joueurs de la Ligue nationale de hockey.

Plusieurs dossiers

Les propriétaires veulent obtenir toutes les informations pertinentes et quelles sont les exigences de joueurs avant de prendre une décision le 1er septembre à savoir s’ils poursuivent les activités avec la même convention ou si elle devra prendre fin après la saison 2019-2020.

Les joueurs auront à fournir une réponse le 19 septembre.

Plusieurs dossiers seront sur la table des négociations : le partage des revenus, les Jeux olympiques, le plafond salarial, la clause en fidéicommis, les joueurs autonomes avec restriction...

À Tampa

Le Lightning de Tampa Bay tentera de trouver une nouvelle destination pour Louis Domingue qui, l’an dernier, avait connu passablement de succès pendant l’absence d’Andrei Vasilevskiy. Il est tout de même étrange qu’on ait décidé d’accorder un contrat de deux ans à Curtis McElhinney...