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Un chaman agresseur est envoyé en prison

L’homme a berné deux femmes de la Montérégie

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Un « chaman » a écopé de deux ans et demi de détention pour avoir agressé sexuellement deux femmes lors d’une prétendue séance de purification.

Sergio Mendoza Corzo a fait la connaissance des deux amies âgées de 54 et 57 ans, dont les identités sont protégées par le tribunal, dans un resto-bar de Brossard, en septembre 2016.

Le trio a discuté de spiritualité et a échangé ses coordonnées.

Quelques semaines plus tard, une rencontre a été prévue au domicile d’une des victimes, à Otterburn Park, en Montérégie.

Pas de sous-vêtements

« L’accusé avait émis certaines consignes, notamment, un souper, du vin et que les dames soient vêtues de blanc, jupe ou robe, sans sous-vêtements. Pour les dames, ça ajoutait foi au processus parce que c’est quelque chose qui est connu dans ce type de séance là », a expliqué Me Marie-Claude Morin, de la Couronne, lorsque l’accusé a reconnu sa culpabilité en juin dernier, au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

Après avoir fait une série d’incantations, Mendoza Corzo a séparé les amies dans deux pièces différentes.

Prétextant devoir « enlever les poils de chat » des victimes, l’agresseur de 60 ans s’est ensuite adonné à des attouchements, suivis d’une pénétration complète.

Il a finalement quitté les lieux, après avoir reçu une centaine de dollars, qu’il disait destinés aux enfants du Guatemala.

Lors d’une discussion ultérieure, les deux femmes se sont rendu compte qu’elles avaient été bernées, mais n’ont pas voulu porter plainte immédiatement.

Bijoux manquants

Ce n’est que plusieurs mois plus tard, quand la propriétaire de la résidence s’est aperçue qu’il lui manquait des bijoux qu’elle s’est rendue au poste de police, pensant que le « chaman » pouvait être lié à ce délit.

Mendoza Corzo n’a pas été accusé de vol, mais plutôt d’agression sexuelle et de bris de probation puisqu’il lui était déjà interdit de prodiguer des massages.

Il a plaidé coupable à ces deux chefs et le juge Marc-Nicolas Foucault l’a condamné à 30 mois de détention, suivis d’une probation de trois ans.