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The Franklin Electric: de la musique pour les gens ordinaires

Jon Matte de la formation québécoise The Franklin Electric.
Photo courtoisie Jon Matte de la formation québécoise The Franklin Electric.

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Deux ans après l’opus Blue Ceilings, The Franklin Electric est de retour avec cinq nouvelles chansons. Des titres qui parlent de vulnérabilité, de persévérance et qui explorent les vérités universelles.

Figure centrale de ce collectif québécois à géométrie variable, Jon Matte qualifie ce qu’il fait de musique honnête pour les gens ordinaires.

«J’écris à propos de comment je me sens et ce qui m’habite. On a plein de voix dans notre tête, mais il y en a une seule à laquelle tu ne peux pas échapper et c’est celle qui est dans ton cœur. Une voix qui va te rappeler que tu n’as pas fait vraiment la bonne chose et qui est connectée avec quelque chose de plus grand. On ne peut pas se sauver de ce qu’on est», a-t-il déclaré lors d’un entretien.

Intitulé In Your Head, le nouvel EP, lancé vendredi, sera suivi d’autres chansons qui s’inscrivent dans cette même thématique.

«Ce sont des chansons qui font référence aux oppositions entre ce qui est dans notre tête, ce qu’on a dans notre cœur et l’importance de laisser aller les choses. J’explore les vérités universelles que nous vivons tous», a-t-il expliqué.

Ces nouvelles musiques ont été tout d’abord écrites à Montréal avant de trouver leur forme finale après un séjour à Vancouver, en Colombie-Britannique, où elles ont été enregistrées.

«Il y a, en tout, 12 nouvelles chansons. Cinq se retrouvent sur cet EP et les autres vont suivre rapidement, selon un plan qui a été établi par la compagnie de disques», a-t-il indiqué, en marge d’une séance de répétition, en prévision de leur passage au festival Osheaga.

Confiance aveugle

Les nouvelles chansons de The Franklin Electric ont été écrites après une période intense de trois ans où il y a eu beaucoup de spectacles, et entrecoupée par la parution de Blue Ceilings, deuxième album de la formation.

«Notre contrat avec la compagnie Indica venait de prendre fin. On n’avait pas de spectacle à l’agenda et rien devant nous. J’ai écrit ces chansons à la maison et dans un contexte totalement différent de l’excitation que l’on vit sur la route et de ville en ville. Les sources d’inspiration ont été plus profondes et ressemblaient à celles qui ont mené à la création de notre premier album», a-t-il expliqué.

Jon Matte avoue avoir roulé les dés en débarquant à Vancouver, sans contrat de disque, pour aller enregistrer ses 12 nouvelles chansons.

«Il faut avoir, parfois, une confiance aveugle envers les choses. Le risque financier était important. Le contrat avec Nettwerk a suivi», a-t-il relaté.

Le musicien croit que le mélange travail et loisirs a permis à ses chansons d’évoluer.

«C’était cool. J’allais dans les montagnes faire de la planche à neige. J’ai aussi fait de la voile où j’ai vu des bébés phoques. J’essayais, lorsque j’avais des moments libres, de me retrouver ailleurs, de découvrir de nouvelles choses et d’avoir un contact avec la nature», a-t-il évoqué.

En Europe

L’auteur-compositeur, qui a manié tous les instruments, sauf la batterie, affirme privilégier l’authenticité. Il a rarement un plan précis ou des objectifs en tête, lorsqu’il commence à concevoir de nouvelles chansons.

«Il n’y a pas de stratégie ou trop de planification. J’essaie d’être honnête dans ce que j’écris, d’être en connexion avec ce que je ressens et d’être le plus authentique possible», a-t-il révélé.

Jon Matte ne force pas les choses. Il essaie de maintenir un équilibre, conscient qu’on ne peut pas juste installer deux micros dans un garage et écrire une chanson.

«Oui, je suis ambitieux, mais pas en sacrifiant ce que je ressens et ce qui m’habite. Le résultat est habituellement meilleur, lorsqu’on décide d’y aller avec son cœur», a-t-il ajouté.

The Franklin Electric donnera dix concerts en Europe, entre le 20 octobre et le 31 octobre, avec des arrêts en Suisse, en Allemagne, au Danemark, dans les Pays-Bas et en Angleterre. Une série de spectacles suivra au Québec en novembre et décembre.

«Ça va bien. On a des bastions de fans un peu partout en Europe. Je pense que 2020 va être une grande année pour The Franklin Electric», a-t-il conclu.


► Toutes les dates de spectacles sont en ligne à thefranklinelectric.com et sur la page Facebook de la formation.

Jon Matte de la formation québécoise The Franklin Electric.
Photo courtoisie