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Nezha, l’enfant pirate: une pirate légendaire

Nezha, l’enfant pirate: une pirate légendaire
Photo courtoisie, Fabio H Buritica, Cirque Éloize

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Le cirque Éloize présente dans un amphithéâtre extérieur, à la Cité de l’énergie, le spectacle Nezha, où l’histoire légendaire d’une jeune femme pirate est racontée à l’aide d’acrobates, de chorégraphies, de projections vidéo et d’effets pyrotechniques.

Après avoir rencontré un important succès l’été dernier, voilà que le spectacle Nezha, l’enfant pirate est de nouveau présenté, avec cette fois une nouvelle mouture. « C’est le genre de spectacle qui se construit avec les acrobates », explique l’auteur et metteur en scène Frédédric Bélanger, qui tient à maximiser le talent de chaque artiste sur scène. « Sur 15 acrobates, on en a 13 nouveaux cette année, et comme ils n’ont pas les mêmes disciplines, le spectacle est forcément différent. » À cela s’ajoutent de nouveaux décors pour la présente saison estivale.

Une femme pirate

Lorsque l’on a demandé au metteur en scène de créer un spectacle de pirates, celui-ci ne voulait pas tomber dans les clichés de pirates conventionnels que l’on retrouve dans les Caraïbes. C’est en faisant des recherches qu’il est tombé sur l’histoire de Ching Shih, une femme pirate chinoise qui a fait preuve de beaucoup de courage. « Elle a réellement été la plus grande pirate de tous les temps », indique le metteur en scène, qui a l’habitude de mettre en scène des pièces de théâtre et qui a dû sortir de sa zone de confort pour l’occasion. « Elle a eu la plus grosse flotte de navires », ajoute-t-il.

Nezha, l’enfant pirate: une pirate légendaire
Photo courtoisie, Fabio H Buritica, Cirque Éloize

La pièce est donc tirée de ce personnage légendaire qui avait d’abord été une prostituée cantonaise et qui, avant de mourir dans une tempête à la fin des années 1807, avait réussi l’exploit de mener une flotte de 400 navires et de 70 000 pirates que l’on avait nommée Red Flag Fleet. « Elle est devenue tellement puissante qu’elle a fini graciée par l’empereur de Chine », précise le créateur.

Une jeune orpheline

Cette pirate qui a combattu contre vents et marées est pourtant une jeune orpheline, que l’on nomme ici Nezha. Héritière légitime des Drapeaux rouges, elle a été abandonnée sur une île mystérieuse avant de vivre des moments glorieux.

« Nous sommes dans un récit initiatique, il s’agit de la quête intérieure d’une jeune pirate qui est là pour rétablir l’équilibre », souligne Frédéric Bélanger, qui a eu le privilège de travailler avec un imposant budget pour mettre en scène son spectacle à Shawinigan. Lui qui est habitué de mettre en scène des pièces au Théâtre Fred-Barry et qui a la direction artistique du Théâtre La Roulotte de Lanaudière, qui compte un modeste budget, cette production est à la fois un cadeau et un défi.

« C’est un spectacle qui se voit comme un film », fait remarquer le metteur en scène. « On a quatre plateaux et quatre décors qui demandent énormément de défis techniques, en plus d’avoir un amphithéâtre qui bouge. » On a aussi travaillé avec les éléments tels l’eau et le feu. « Il n’y a pas de bons ou de méchants dans cette quête, on assiste plutôt à une réconciliation », conclut-il.

Ce spectacle extérieur qui a été conçu pour éblouir tant les enfants que les adultes débute au moment du coucher de soleil.

Nezha, l’enfant pirate

  • Auteur et metteur en scène : Frédéric Bélanger
  • Jusqu’au 17 août à l’Amphithéâtre Québecor
  • Cité de l’énergie (Shawinigan)