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Jean Pascal n’a jamais douté

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Le boxeur québécois Jean Pascal a fait taire tous ceux qui doutaient de lui, samedi soir, au Barclays Center, en l’emportant contre l’Américain Marcus Browne pour mettre la main sur les titres de champion du monde intérimaire des mi-lourds de la World Boxing Association (WBA) et Silver du World Boxing Council (WBC).

Si plusieurs observateurs estimaient que Pascal avait peu de chances de battre un boxeur plus jeune et invaincu, et que le combat pouvait même être dangereux pour lui, le principal intéressé a gardé le cap tout au long de sa préparation.  

«Le crédit lui revient beaucoup: Jean, c’est un gars qui a extrêmement confiance en lui, et il n’y a rien qui peut l’empêcher d’avoir confiance en lui malgré les obstacles, malgré ce qui peut arriver», a expliqué son entraîneur, Stéphan Larouche, en entrevue à la chaîne LCN dimanche matin.  

«Ça fait un certain temps que Jean disait qu’il avait hâte de se battre contre Marcus Browne, a-t-il ajouté. On savait qu’au niveau technique, ce serait compliqué. On a eu des moments, hier [samedi], où c’était compliqué techniquement. Browne est un bon boxeur, mais on savait par contre que si on avait une opportunité de s’approcher de lui et d’échanger coup pour coup, qu’on avait une très bonne chance parce qu’on l’avait vu se faire ébranler à quelques reprises.»  

Larouche estime que Pascal a fait montre d’un sérieux et d’une patience extraordinaires dans les mois qui ont précédé ce duel.  

«Depuis son combat contre [Dmitry] Bivol en novembre, au début décembre, Jean est venu faire des tours dans le gymnase, a-t-il révélé. En janvier, il était dans le gymnase. Donc, son style de vie des derniers temps a été bon. On devait se battre en mai. Le combat a été reporté en juin. Après ça, au mois d’août. Il n’a jamais cessé de s’entraîner. Donc hier, on avait un gars qui avait faim, qui a perdu son été en camp d’entraînement.»  

«Il y a cru jusqu’à la fin», a-t-il également mentionné.  

En demande

Soudainement, le Québécois retrouve les feux de la rampe à l’échelle mondiale.  

«Il retourne dans le circuit des gars qui sont en demande, et on le sait, Jean Pascal a le meilleur conseiller technique au monde en Greg Leon, a souligné Larouche. Le chemin que Jean Pascal suit, c’est un peu grâce à Greg.»  

«Ils font une équipe extraordinaire depuis le début, et Greg va certainement trouver encore des choses intéressantes pour Jean. Greg Leon est associé avec tout le monde dans le milieu de la boxe, il connaît tout le monde, il a beaucoup d’amis. C’est un peu rassurant pour Jean, il est présentement dans une très, très bonne position.»  

En maintenant, il faut battre le fer pendant qu’il est chaud.  

«On voudrait être actif d’ici Noël. Maintenant, il restera à savoir contre qui, a avoué Larouche. Ce ne sera pas mon dossier, c’est celui de Greg. On va se parler par la suite pour voir si ça a du sens ou non.»  

En attendant, Pascal devra prendre le temps de goûter cette victoire, a indiqué son entraîneur.  

«Une victoire comme celle de Jean, ça ne dure pas longtemps: ça dure une semaine, le moment de l’apprécier, a-t-il indiqué. Dans une semaine, on va déjà lui demander contre qui il se bat. Donc il faut prendre le temps de la vivre.»  

«Ce sont de beaux moments, et il faut les vivre pleinement», a-t-il également précisé.

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