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Un homme accusé du meurtre de sa mère

Le présumé meurtrier souffrirait de schizophrénie

Vêtu d’une combinaison blanche, Jean-Philippe Blais a comparu au palais de justice de La Malbaie.
Photo Catherine Bouchard Vêtu d’une combinaison blanche, Jean-Philippe Blais a comparu au palais de justice de La Malbaie.

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Le suspect du meurtre de sa mère, survenu samedi à Baie-Saint-Paul, a été accusé de meurtre au second degré lundi matin, devant le regard éploré de sa sœur, également la fille de la victime. Selon certaines sources, il souffrirait de schizophrénie.

Jean-Philippe Blais, 29 ans, a comparu peu après 11 h pour le meurtre de sa mère, Violaine Gagnon.

Violaine Gagnon, 59 ans, a été retrouvée sans vie par des policiers dans sa maison de Baie-Saint-Paul, samedi
Photo courtoisie
Violaine Gagnon, 59 ans, a été retrouvée sans vie par des policiers dans sa maison de Baie-Saint-Paul, samedi

Vêtu d’une combinaison blanche, l’homme semblait effacé et a gardé la tête baissée presque tout le long de sa comparution, à laquelle sa sœur a assisté. Elle était accompagnée de sa belle-famille.

L’audience, qui était prévue pour 11 h, a été reportée à la dernière minute à 11 h 15, puisque le juge assigné a exercé son pouvoir par visioconférence. Un moment de silence visiblement long et pénible, tant pour les proches de la victime que pour l’accusé. Un représentant de la famille a d’ailleurs avisé les médias qu’aucun commentaire ne serait fait.

Blais est demeuré silencieux tout le long de la comparution. Le moment venu de s’adresser au tribunal, l’accusé parlait si bas que le juge a dû le réprimander, croyant qu’il ne lui répondait pas. Des proches ont également tenu à attendre la sortie de l’accusé, après la comparution.

Schizophrénie

Selon les informations obtenues par Le Journal, l’accusé souffrirait de schizophrénie, une maladie mentale qui se manifeste notamment par des épisodes aigus de psychose.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) n’a pas voulu confirmer ni infirmer l’information pour le moment.

Quelques heures après la comparution de M. Blais, Le Journal était de passage sur les lieux du drame, à Baie-Saint-Paul.

« Jeune homme isolé »

Un voisin qui n’a pas voulu se nommer a indiqué que Blais était « un jeune homme isolé qui avait l’air dans son monde ».

« La police est venue ici, il y a deux ou trois semaines, et ce n’était pas la première fois », poursuit le voisin, ajoutant qu’il était au fait d’une relation plutôt difficile entre l’accusé et sa mère, Violaine Gagnon.

Il ajoute qu’il avait des problèmes de consommation connus. « Il était allé en cure », indique le voisin.

Lundi, quelques proches et curieux sont passés devant la maison où s’est produit le drame. Des collègues de travail de la victime, qui occupait un emploi au IGA de Baie-Saint-Paul, ont déposé un vase rempli de fleurs sur lequel il est indiqué : « Repose en paix, de tes collègues de travail ».

Des collègues de la victime ont déposé un vase rempli de fleurs devant la porte de sa résidence.
Photo Catherine Bouchard
Des collègues de la victime ont déposé un vase rempli de fleurs devant la porte de sa résidence.

L’accusé reviendra en cours le 4 septembre prochain pour l’enquête de remise en liberté. Il demeure détenu.