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Osheaga : Geneviève Racette réalise un rêve avec City and Colour

Osheaga : Geneviève Racette réalise un rêve avec City and Colour
Photo Éva-Maude TC

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MONTRÉAL – La dernière fois que Geneviève Racette avait visité Osheaga à titre de festivalière, c’était il y a sept ans, pour assister au concert de City and Colour. Samedi dernier, l’auteure-compositrice-interprète a, en quelque sorte, bouclé une boucle en partageant une scène de ce même événement avec son groupe favori, le temps d’interpréter la pièce Hello, I’m In Delaware.

«C’est assez important et imposant, comme festival. J’ai toujours rêvé de jouer là!», a souligné Geneviève Racette en entrevue avec l’Agence QMI, deux jours après son arrêt remarqué à Osheaga, où elle ne s’était encore jamais produite.

 

La prestation de la formation City and Colour
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
La prestation de la formation City and Colour

Grâce à Instagram

C’est grâce à Instagram que la collaboration entre Geneviève Racette et la formation canadienne City and Colour et son chanteur Dallas Green, qui a beaucoup fait jaser sur les réseaux sociaux et dans la foule d’Osheaga samedi, s’est concrétisée.

De passage à Toronto il y a quelques semaines dans la foulée d’une tournée de promotion, Geneviève Racette écoutait le plus récent album «live» de City and Colour pendant le voyage en avion. À son retour, inspirée, elle a empoigné sa guitare et filmé sa propre version de Hello, I’m In Delaware, qu’elle a ensuite publiée dans une «story» sur Instagram.

Dallas Green a eu vent de sa relecture, et a contacté la principale intéressée pour lui adresser ses félicitations.

«Il l’a partagée et m’a dit que c’était beau, a raconté Geneviève Racette. Quelques heures plus tard, il m’a réécrit pour me dire qu’il avait été écouter mon nouvel album, No Water, No Flowers, que ça l’avait beaucoup ému, qu’il avait trouvé ça beau et que j’avais beaucoup de talent.»

Les deux artistes ont alors échangé leurs coordonnées et gardé contact, jusqu’à ce que Green propose à Geneviève de se joindre à sa troupe pour le spectacle à Osheaga.

«J’étais très heureuse de ça, parce que c’est une idole de jeunesse. De savoir que lui aime ma musique, c’est un peu irréel!», a continué la jeune femme de 28 ans.

 

Osheaga : Geneviève Racette réalise un rêve avec City and Colour
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

Virage anglophone

Après le lancement d’un EP et d’un album (Les aurores boréales, 2016) en français, Geneviève Racette a opéré un virage vers l’anglais dans la dernière année. D’abord en proposant un mini-album de quatre reprises de pièces qui ont marqué son adolescence (dont Come As You Are, de Nirvana), puis en dévoilant une collection originale complète dans la langue de Shakespeare, No Water, No Flowers, qu’elle a révélée en trois temps, entre février et mai dernier.

Son nouveau choix de langue, qui colle bien à son timbre de voix à la Sarah McLachlan, n’a entraîné, pour l’instant, que des répercussions positives, a indiqué la native de Dorval.

«C’était un peu épeurant à faire, comme "move", a concédé Geneviève Racette. Beaucoup de gens m’ont dit de ne pas le faire, que ça serait trop difficile. Mais moi, j’ai écouté de la musique autant en français qu’en anglais, dans ma vie. Je suis entièrement bilingue, je viens de l’Ouest-de-l’Île de Montréal et, pour moi, la musique n’a pas vraiment de langue. La musique, c’est de la musique. J’adore la langue française, je veux continuer de chanter en français, mais je pense que le public a beaucoup "accroché" aux chansons en anglais, et ça me fait vraiment plaisir.»