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Travaux sur la route de l'Église: la Ville de Québec ne ferme plus la porte à une compensation

Les commerçants de la route de l’Église ont été convoqués par la Ville pour discuter de leurs difficultés

Travaux sur la route de l'Église: la Ville de Québec ne ferme plus la porte à une compensation
PHOTO D'ARCHIVES, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

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La Ville de Québec a rencontré les commerçants de la route de l’Église mardi matin et, après avoir fermé la porte à double tour, elle n’oppose plus un non catégorique à une compensation financière.

La rencontre a été convoquée à 24 heures d’avis. Elle a impliqué la vice-présidente du comité exécutif, Marie-Josée Savard, elle-même commerçante dans un autre secteur de la ville, ainsi que quatre fonctionnaires. Une vingtaine de marchands de l’artère ont mis sur pause leurs activités afin d’y assister.

« Certains ont dû annuler plusieurs rendez-vous, alors c’est signe de l’importance que les commerçants accordent à la question », a souligné le représentant de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), Gopinath Jeyabalaratnam, qui était présent également.

Le conseiller aux affaires économiques de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), Gopinath Jeyabalaratnam, était présent à la rencontre de mardi matin entre la Ville de Québec et les commerçants de la route de l'Église.
Photo Stéphanie Martin
Le conseiller aux affaires économiques de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), Gopinath Jeyabalaratnam, était présent à la rencontre de mardi matin entre la Ville de Québec et les commerçants de la route de l'Église.

Évolution du discours

Le discours de la Ville a quelque peu évolué au cours des derniers jours. « Moi, je retiens qu’ils n’ont pas dit non » à un programme de compensation financière, a laissé tomber M. Jeyabalaratnam. « Ils veulent commencer par régler les petits irritants comme les problèmes de signalisation, de circulation et de stationnement. Mais c’était unanime dans la salle. Les commerçants disent que tout ça, c’est bien beau, mais on veut être compensés. »

Bertrand de l’Épinay, du Portofino, et Christian Laliberté, de la librairie du même nom, étaient de la rencontre. Ils ne se font pas d’illusions pour le moment quant à une éventuelle compensation, mais ils ont noté que la porte n’était plus complètement fermée.

Ils affirment avoir reçu une bonne écoute, ce qui est en soi un pas dans la bonne direction, disent-ils.

« Maintenant, j’espère qu’on va être aussi entendus », exprime M. Laliberté. « Il y a des doléances qui sont justifiées. Les solutions sont diverses. »

« J’espère que ça se fera très rapidement parce que ce sont des discussions qui auraient dû être faites il y a quatre mois », ajoute Bertrand de l’Épinay.

Le propriétaire de la librairie Laliberté, Christian Laliberté, ainsi que le directeur général du Portofino, Bertrand de l'Épinay, saluent l'effort de la Ville pour la rencontre de mardi et espèrent que leurs doléances seront entendues, après des mois de chantier devant leur commerce.
Photo Stéphanie Martin
Le propriétaire de la librairie Laliberté, Christian Laliberté, ainsi que le directeur général du Portofino, Bertrand de l'Épinay, saluent l'effort de la Ville pour la rencontre de mardi et espèrent que leurs doléances seront entendues, après des mois de chantier devant leur commerce.

Mise sur pied d’un comité

Les parties se sont aussi entendues sur la mise sur pied d’un comité de suivi avec un représentant des commerçants.

« J’ai trouvé malheureux que ce soit à nous de faire les pas pour les suivis, alors que ce devrait être l’inverse. On va se parler et on va revenir pour un suivi », a indiqué M. de l’Épinay.

Les commerçants rappellent qu’ils ont subi des pertes importantes depuis le début des travaux, en avril. Ils voient venir les prochains mois avec beaucoup d’appréhension.