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Une mission de 28 jours dans le golfe du Saint-Laurent pour mieux comprendre les baleines noires

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Une équipe de chercheurs de Pêches et Océans Canada quitte pour une mission de 28 jours sur le navire de recherche Coriolis II.

Au total, 14 membres d’équipage du navire et 15 chercheurs de Pêches et Océans Canada vont prendre la mer en direction du golfe du Saint-Laurent.

Ils vont étudier le comportement des baleines noires de l’Atlantique Nord, afin de tenter des trouver des pistes de solution pour protéger cette espèce en voie de disparition.

On estime qu’il ne reste plus que 400 baleines noires de l’Atlantique Nord présentement.

En 2017, 15 baleines noires sont mortes, liées à des collisions avec de gros navires ou encore à des activités de pêches.

Depuis le début de l’année 2019, huit carcasses de baleines noires ont été retrouvées dans les eaux canadiennes.

C’est donc la course contre la montre pour les scientifiques qui tentent de trouver des solutions pour préserver ce mammifère marin.

Plusieurs mesures sont déjà en place pour tenter d’éviter les collisions entre les baleines et les navires. Les gros navires doivent réduire leur vitesse à 10 nœuds lorsqu’ils circulent dans certains corridors de l’ouest du golfe du Saint-Laurent.

Les scientifiques vont passer près d’un mois en mer afin de comprendre l’habitat de la baleine noire. L’idée est de s’approcher le plus près possible de l’animal et de faire des prélèvements. Les chercheurs veulent également apposer des ventouses munies de dispositifs de géolocalisation pour mieux suivre les mammifères.

Selon le chercheur principal sur les mammifères marins de Pêches & Océans Canada Mike Hammill, les scientifiques vont tenter de trouver plusieurs données: «On va regarder la santé des animaux qui sont là et on veut regarder la distribution du zooplancton, la nourriture pour les baleines et faire la liaison entre la nourriture et les courants».

Les scientifiques ne détiennent pas beaucoup de données sur cette espèce dans le golfe du Saint-Laurent puisque ces baleines n’avaient pas l’habitude de venir dans ce secteur auparavant. Les chercheurs supposent que l’animal s’est retrouvé dans le secteur à la recherche de nourriture.

L’océanographe Marc Ringuette explique que «la baleine noire elle passe l’hiver dans le sud, dans les Carolines et les Antilles et au printemps elles remontent vers nos eaux. Traditionnellement quand elle arrivait dans le golfe du Maine elle rencontrait une abondance de nourriture qui faisait son affaire». Cependant, dans les dernières années, les baleines noires ont dû remonter jusque dans le golfe du Saint-Laurent pour trouver abondamment du zooplancton. C’est pourquoi on va étudier où se trouve la nourriture pour savoir où les baleines vont se diriger et ainsi mieux adapter les mesures pour les protéger.

Les scientifiques vont également étudier les répercussions des déversements de pétrole sur l’environnement.

Il s’agit d’une des 130 missions de ce genre dans les eaux canadiennes soutenues par le ministère des Pêches, des Océans et de la garde côtière canadienne. Les frais de location du Coriolis II sont de 700 000 $ pour les 28 jours de la mission.