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Accusé de corruption, Frank Zampino demande un autre arrêt des procédures

Frank Zampino
PHOTO D'ARCHIVES, Ben Pelosse Frank Zampino

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L’ancien président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, tente pour une deuxième fois d’échapper aux accusations dont il fait l’objet dans un dossier de corruption alléguée sur des contrats publics totalisant 160 M$. 

Dans une requête en arrêt des procédures déposée en juin et entendue mardi au palais de justice de Montréal, Zampino allègue que de l’écoute électronique de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) à son endroit a brimé son droit d’avoir accès à un procès juste et équitable. 

Illégalement enregistré 

Dans le document de 43 pages, il estime que des discussions mises en preuve contre lui ont été illégalement enregistrées puisqu’elles étaient protégées sous le couvert du privilège avocat-client. 

L’accusé de 59 ans ajoute que les autorisations d’écoute électronique ont été mal balisées et que ça «mine l’intégrité du processus judiciaire». 

L’ancien bras droit de l’ex-maire Gérald Tremblay est accusé de fraude, complot, abus de confiance et corruption. L’enquête de l’UPAC, nommée Fronde, démontrerait qu’entre 2001 et 2009, de nombreux contrats municipaux auraient été accordés en échange de financement politique, ristournes et autres avantages. 

Or, c’est la deuxième fois que Frank Zampino présente une telle demande, laquelle avait été rejetée en juin. 

Dans sa requête présentée par l’avocate Isabel Schurman, Zampino affirmait alors avoir subi plusieurs préjudices en raison des délais avant d’avoir été formellement accusé. 

La deuxième requête de l’ex-président du comité exécutif doit être débattue cette semaine.