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Marché Carrier investit 1,5 M$ pour se lancer dans la livraison de mets prêt-à-manger

La direction du Marché Carrier a acheté l’immeuble voisin du supermarché, qui a déjà appartenu aux grands-parents du propriétaire de l’épicerie, Jean Carrier. Il passera sous le pic des démolisseurs dès vendredi.
Photo Jean-François Desgagnés La direction du Marché Carrier a acheté l’immeuble voisin du supermarché, qui a déjà appartenu aux grands-parents du propriétaire de l’épicerie, Jean Carrier. Il passera sous le pic des démolisseurs dès vendredi.

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Marché Carrier veut concocter vos repas pour la semaine et les livrer à votre domicile. L’entreprise lévisienne investira 1,5 million $ pour agrandir ses installations à Pintendre.

Au cours des derniers jours, la direction a acheté l’immeuble voisin du supermarché, qui a déjà appartenu aux grands-parents du propriétaire de l’épicerie, Jean Carrier. Il passera sous le pic des démolisseurs dès vendredi. Si tout se déroule selon les plans, la livraison des mets prêt-à-manger devrait être possible dès cet automne.

«On veut suivre la tendance et répondre aux besoins des consommateurs», avance au Journal le patron, M. Carrier, qui collaborera entre autres avec son fils dans cette nouvelle aventure. «Là, il faut prendre de l’espace, car on manque de place pour la production. On parle d’un agrandissement d’environ 5000 pieds carrés. Le but est de faire de la livraison partout dans la grande région de Québec», poursuit-il.

Création d’emplois

Son entreprise sert des clients depuis près d’une cinquantaine d’années. La compagnie familiale avait fait ses premiers pas sous l’enseigne Boucherie Carrier.

Le nouvel investissement, qui servira aussi pour l’achat d’équipements, comme des fours, pourrait entraîner la création d’une quinzaine d’emplois, tout dépendamment de l’engouement pour les plats.

D’ailleurs, trois travailleurs en provenance de la France se joindront à la famille dès septembre. Marché Carrier compte actuellement une cinquantaine d’employés.

Deuxième étape

Dans une deuxième phase de croissance, la direction aimerait aussi réaliser la livraison de mets préparés pour le secteur de la restauration, dans les supermarchés et les résidences pour personnes âgées.

«S’il y a de la demande, on pourrait être contraint d’agrandir encore nos installations », répond le propriétaire, œuvrant sous une bannière indépendante des grandes chaînes.

« Ce qu’on veut livrer, c’est du prêt-à-manger, comme des côtes levées, de la lasagne ou du jambon. Par exemple, tu vas avoir dans ta boîte, dont le prix va être entre 50 $ et 150 $, une ballottine de poulet avec du jambon et du bacon. Le consommateur aura simplement à la faire bouillir 8 minutes dans l’eau », poursuit-il.

Depuis quelques années, le prêt-à-manger gagne en popularité auprès des familles du Québec. Plusieurs entreprises brassent aujourd’hui des affaires dans ce domaine, comme La boîte du chef, Les 3 Chefs, Plats-Xpress, Traiteur Simpas et Tout cuit.

Plusieurs grandes chaînes de l’alimentation, comme IGA, vendent aujourd’hui également différents mets pour emporter.